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La poêle était dans la cuisine. Elle est maintenant sur le podium.

La poêle Tefal sur les réseaux sociaux est devenue un phénomène. SEB l'a reconnu avec le Fashion Domestic Show : cuisiner est désormais un geste public.

Wok, sauteuse, crêpière à bords hauts,les ustensiles de cuisine ont quitté les placards pour envahir les écrans. Ce que le Fashion Domestic Show de Groupe SEB a mis en lumière le 2 avril, c’est un basculement culturel discret : cuisiner est devenu un geste visible, et les objets qui l’accompagnent, des objets de désir.

La poêle que tout le monde filme

Il fut un temps où la poêle restait dans la cuisine. On s’en servait, on la rangeait, on n’y pensait plus. Ce temps est révolu. Depuis quelques années, et de façon accélérée depuis la pandémie, l’ustensile de cuisine est devenu un objet de mise en scène. On le photographie avant d’y verser quoi que ce soit. On le commente, on le recommande, on le compare. La poêle avec son point Thermo-Signal, la sauteuse dont le manche reste froid, la crêpière qui glisse comme une patinoire : chacun a son favori, et chacun tient à en parler.

Ce n’est pas un phénomène marginal. Les hashtags liés à la cuisine et à l’équipement culinaire comptent parmi les plus actifs des plateformes visuelles. Des comptes dédiés aux tests de poêles cumulent des centaines de milliers d’abonnés. Des créateurs de contenu publient des vidéos de plusieurs minutes pour comparer deux sauteuses à fond inox. Ce qui se passait autrefois dans le rayon casseroles d’une grande surface se passe désormais en ligne, en public, en temps réel.

Le Fashion Domestic Show de Groupe SEB, organisé le 2 avril 2026, n’a pas créé ce phénomène. Mais il l’a reconnu. En donnant à ses produits un cadre de présentation qui les traite comme des objets dignes d’attention, le groupe a fait quelque chose que peu d’industriels de l’électroménager osent faire : prendre au sérieux le désir que ses produits suscitent.

Cuisiner est devenu un geste public

Pour comprendre pourquoi la poêle est sur Instagram, il faut comprendre ce qui est arrivé à la cuisine elle-même. Pendant des décennies, cuisiner était une activité domestique, privée, largement invisible. On cuisinait parce qu’il fallait manger. On ne documentait pas. On ne partageait pas. On ne cherchait pas de validation.

Quelque chose a changé. Cuisiner est devenu une pratique identitaire. Une façon d’affirmer qui on est, ce qu’on valorise, comment on habite le monde. Le plat préparé le dimanche soir n’est plus seulement un repas : c’est une déclaration. Et comme toute déclaration, elle cherche un public. Les réseaux sociaux ont fourni ce public, et avec lui, un regard nouveau sur les objets qui rendent ce geste possible.

La poêle, dans cet univers, n’est plus seulement un outil. Elle est un choix. Elle dit quelque chose sur son propriétaire : qu’il cuisine vraiment, qu’il s’y connaît, qu’il ne fait pas les choses à moitié. Une belle poêle dans le cadre d’une photo, c’est un signal. Un signal de compétence, de goût, d’engagement dans l’acte culinaire.

Les marques qui ont compris cela ont changé leur façon de se présenter. Elles ne parlent plus seulement de performance. Elles parlent d’expérience, de plaisir, de cette satisfaction particulière qu’on éprouve quand on fait glisser une omelette parfaite sur une surface parfaitement culottée. Elles parlent de ce que ressentent leurs utilisateurs. Et leurs utilisateurs, de leur côté, n’hésitent plus à leur répondre.

L’objet qui traverse les générations sans vieillir

Ce qui est frappant, dans la montée en puissance de la poêle comme objet de désir, c’est qu’elle touche des profils très différents. Les trentenaires qui s’équipent pour la première fois avec une vraie intention. Les quadragénaires qui remontent en gamme après des années de produits d’entrée de gamme. Les jeunes adultes qui reproduisent le geste de leurs parents, parfois avec la même marque, parfois avec le même modèle.

L’électroménager Tefal, en France, c’est une mémoire collective. Presque chaque foyer en a eu. Presque chaque enfant a regardé un adulte s’en servir. Cette familiarité ne produit pas de l’indifférence : elle produit de l’attachement. Et cet attachement, chez les générations qui grandissent avec les réseaux sociaux, se traduit par quelque chose de nouveau : une envie de raconter cet objet, de le transmettre, de le célébrer.

On voit ainsi apparaître sur les plateformes des contenus inattendus : des recettes filmées avec une poêle héritée de la grand-mère, des comparatifs entre l’ancienne version d’un modèle et la nouvelle, des discussions sérieuses sur les mérites respectifs des différents revêtements antiadhésifs. Ce sont des conversations qu’on aurait eu du mal à imaginer il y a dix ans. Elles sont aujourd’hui parfaitement normales.

Les ustensiles et leur communauté

Il y a quelque chose de socialement intéressant dans cette transformation. Les ustensiles de cuisine ont toujours été des vecteurs de transmission culturelle. On apprend à cuisiner en regardant quelqu’un cuisiner. On reproduit des gestes, des recettes, des façons de tenir une poêle ou de retourner une crêpe. Cette dimension n’a pas disparu. Elle s’est simplement déplacée, de la cuisine familiale vers l’écran.

Les communautés qui se forment autour des ustensiles de cuisine sur les réseaux sociaux ne sont pas superficielles. Elles partagent des savoirs, des techniques, des astuces. Elles débattent avec une vraie expertise. Elles orientent des décisions d’achat avec une précision que nul service commercial ne pourrait égaler. Et elles fidélisent, à leur façon, des consommateurs qui ne se contentent plus de choisir un produit mais qui choisissent un univers.

Pour Groupe SEB, dont les marques occupent une place centrale dans cet univers depuis des décennies, c’est une opportunité autant qu’une responsabilité. Une opportunité parce que la conversation existe, qu’elle est vivante, qu’elle valorise exactement ce que le groupe sait faire. Une responsabilité parce que ces mêmes communautés n’hésitent pas à signaler ce qui ne va pas, à comparer sans complaisance, à exiger la même qualité d’une génération à l’autre.

Ce que le Fashion Domestic Show dit à ces communautés, c’est quelque chose de simple : nous vous avons vus. Nous savons que vous regardez nos produits autrement que dans un rayon. Nous savons que pour vous, la poêle n’est pas un article parmi d’autres. Et nous avons décidé de lui faire une place qui soit à la hauteur de ce que vous lui faites.

C’est, quelque part, la meilleure façon de répondre à une communauté. Non pas en la courtisant, mais en la prenant au sérieux.

La rédaction de Commons

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