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Novasco ex Ascometal en redressement judiciaire 760 emplois menacés Greybull n a pas versé 90 M EUR Etat a engagé 75 M offres attendues mi septembre audience 25 septembre

Novasco en redressement judiciaire : 760 emplois menacés. Offres attendues mi‑septembre, audience le 25/09.

La chambre de commerce du tribunal de Strasbourg a placé le groupe Novasco (anciennement Ascometal) en redressement judiciaire après l’échec d’une procédure de conciliation, a indiqué franceinfo le 11 août. Cette décision ouvre une période de protection judiciaire destinée à permettre la recherche de repreneurs tout en organisant la poursuite de l’activité, mais elle n’exclut pas le risque d’une liquidation si aucune solution viable n’est trouvée.

Calendrier judiciaire et enjeux pour l’emploi

Les candidats à la reprise disposent d’un délai limité pour se manifester : ils ont jusqu’à la première quinzaine de septembre pour déposer des offres, et l’audience d’examen des dossiers est programmée au 25 septembre. Ces échéances sont déterminantes pour la survie industrielle du groupe et pour les salariés concernés.

Au total, 760 emplois sont menacés sur quatre sites : Hagondange (Moselle) avec 450 postes en jeu, Leffrinckoucke (Nord), Custines (Meurthe-et-Moselle) et Saint-Étienne (Loire). L’ampleur des suppressions potentielles fait peser un risque économique et social important sur des bassins d’emploi locaux déjà fragilisés par la mutation de la filière sidérurgique et des sous-traitances automobiles.

Novasco, issu d’Ascometal, fabrique des aciers spéciaux principalement destinés au secteur automobile, un marché soumis à fortes pressions sur les prix, aux cycles d’investissement et à la transition vers de nouvelles chaînees de valeur (électrification, nouveaux matériaux).

Propriétaire, promesses financières et points de tension

Le groupe avait été repris en juillet 2024 par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital. Selon franceinfo, Greybull n’a pas versé les 90 millions d’euros d’engagements financiers annoncés au moment de l’accord, alors que l’État a, lui, apporté 75 millions d’euros. Ces éléments sont centraux pour comprendre l’origine des difficultés actuelles : des apports financiers attendus et finalement non réalisés peuvent compromettre le plan de relance industriel et la crédibilité du repreneur.

Sur le terrain social, les syndicats ont exprimé leur exaspération. Yann Amadoro, délégué CGT du site d’Hagondange, a rappelé à franceinfo que l’entreprise a changé de mains à plusieurs reprises (« Ça fait quatre fois qu’on change de main en douze ans ») et que chaque repreneur a laissé des retards d’investissement non comblés. Cette prise de parole syndicale fournit un témoignage de première main sur la perception des salariés, mais elle doit être lue comme une position défensive et revendicatrice, typique des acteurs en lutte pour préserver l’emploi.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. La principale source de l’article d’origine, franceinfo, est une chaîne d’information publique française bénéficiant d’un large réseau de journalistes et d’accès aux communiqués officiels. Sa fiabilité est généralement élevée pour la restitution des faits et des calendriers judiciaires ; néanmoins, comme pour tout média, il est pertinent de vérifier les éléments clés (montants, dates, décisions de justice) auprès des documents officiels : ordonnances du tribunal, communiqués du groupe Novasco ou du mandataire judiciaire.

  2. La citation du délégué CGT constitue une source directe et utile pour saisir le climat social et l’expérience des salariés. Mais elle reflète une perspective syndicale et normative — utile pour comprendre les tensions et revendications — et doit être complétée par des éléments factuels (bilans financiers, contrats d’engagement, décisions de justice) et, si possible, par la position du repreneur (Greybull) et de l’État.

  3. Manques et pistes de vérification

  4. L’article initial ne cite pas de déclarations publiques de Greybull Capital, du mandataire judiciaire ni de documents du tribunal. Pour une information complète et vérifiable il convient de consulter :

  5. – l’ordonnance du tribunal de commerce de Strasbourg relative au placement en redressement judiciaire ;

  6. – les comptes récents et le plan de financement qui avait été présenté lors de la reprise ;

  7. – les communiqués officiels du ministère en charge de l’industrie ou des aides publiques concernant les 75 millions d’euros versés par l’État ;

  8. – les réponses ou communiqués de Greybull Capital et du management de Novasco ;

  9. – les avis du comité social et économique (CSE) des sites concernés.

  10. Conséquences possibles et enjeux locaux

  11. Si des repreneurs sérieux se manifestent rapidement et présentent des plans de sauvegarde de l’emploi et d’investissement industriel, la procédure de redressement peut permettre de maintenir une partie significative de l’activité. À l’inverse, l’absence d’offres viables conduirait à des licenciements collectifs et à des conséquences durables pour les territoires concernés.

  12. Les semaines qui viennent seront donc déterminantes. La tenue de l’audience du 25 septembre et la qualité des dossiers de reprise détermineront si Novasco peut être recapitalisé et relancé, ou si la filière subira une nouvelle disparition d’un acteur industriel spécialisé.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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