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Ouverture des commerces le dimanche avant Noël : le gouvernement veut autoriser trois journées supplémentaires après les violences

Ouverture dominicale : le gouvernement vise trois dimanches supplémentaires avant Noël. Découvrez les chiffres des CCI et les réserves de la CGT.

Le gouvernement souhaite faciliter l’ouverture des commerces le dimanche pour soutenir les professionnels touchés par les violences survenues en marge des manifestations. Invité de RTL lundi 2 novembre 2026, le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé vouloir demander aux préfets d’autoriser trois dimanches d’ouverture supplémentaires avant Noël. L’objectif affiché est de permettre aux magasins de récupérer une partie de l’activité perdue. Cette annonce constitue une orientation gouvernementale, et non la confirmation d’ouvertures déjà autorisées partout.

Des ouvertures supplémentaires à organiser localement

Selon le ministre, les préfets doivent être sollicités dès cette semaine pour permettre ces ouvertures par arrêté. Serge Papin présente cette possibilité comme une réponse aux difficultés des commerçants à l’approche des fêtes, après plusieurs journées de mobilisation accompagnées de violences. Sur RTL, il a confirmé vouloir autoriser « trois dimanches supplémentaires ».

Dans les déclarations reproduites par l’article d’origine, le ministre envisage également d’aller au-delà, à condition d’engager des discussions avec les organisations patronales et syndicales. Cette éventuelle extension serait examinée département par département. Il rappelle aussi que les maires disposent d’un levier portant sur douze dimanches. Ces différents dispositifs ne doivent toutefois pas être confondus avec un calendrier national unique : les dates et les modalités concrètes restent à distinguer de l’annonce politique.

Cette initiative prolonge une première annonce gouvernementale faite le jeudi précédent, selon le texte fourni. L’exécutif encourageait déjà les maires et les préfets à autoriser des ouvertures dominicales exceptionnelles, réclamées par les professionnels jusqu’à Noël. La demande du secteur porte donc sur une période plus large que les trois dimanches supplémentaires mis en avant par Serge Papin.

Les CCI décrivent des pertes importantes pour les commerces

Le réseau des chambres de commerce et d’industrie, cité dans l’article initial, accueille favorablement cette orientation et réclame l’autorisation d’ouvrir les dimanches de novembre et de décembre. Son appel à soutenir les commerces de proximité s’appuie sur un bilan des établissements touchés et sur les difficultés d’activité signalées par les professionnels.

D’après les chiffres attribués aux CCI dans ce texte, 2 488 commerces ont été touchés lors des violences du 17 octobre, puis 50 supplémentaires le 24 octobre et 27 le 31 octobre. Le réseau fait état de 1 161 établissements fortement dégradés, notamment par des pillages, des saccages ou des incendies. Le premier bilan de 2 488 commerces touchés, dont 1 161 fortement dégradés, figure également dans des publications reprenant les données de CCI France.

Le communiqué rapporté mentionne par ailleurs plus de 6 000 commerces empêchés de travailler et des baisses de chiffre d’affaires de 60 % à 80 % les samedis de mobilisation. Ces indicateurs décrivent des situations différentes : être touché par les violences, subir de lourdes dégradations ou connaître une interruption d’activité ne recouvre pas nécessairement la même réalité. Les pourcentages annoncés ne doivent pas non plus être présentés comme une baisse uniforme de l’ensemble du commerce français.

La CGT met en avant les conséquences pour les salariés

Face à cette réponse économique, Sophie Binet oppose un désaccord social. Selon les propos rapportés par l’article d’origine, la secrétaire générale de la CGT s’est prononcée lundi sur France 2 contre davantage de dimanches travaillés. Elle souligne que les salariés du commerce sont majoritairement des femmes et qu’ils connaissent déjà largement des horaires atypiques.

La responsable syndicale reproche aux mesures gouvernementales de privilégier les employeurs sans répondre suffisamment aux difficultés des salariés. Elle évoque notamment une perte de rémunération de 40 % pour ceux placés en chômage partiel. Ce chiffre doit rester attribué à son intervention : le texte fourni ne précise ni les situations concernées ni son mode de calcul. Son opposition porte également sur les conséquences du travail dominical pour la vie familiale.

Des sources à distinguer selon leur rôle

RTL constitue une source directe pour vérifier l’annonce ministérielle, puisque la radio a reçu Serge Papin et publié ses déclarations. Cette source établit ce que le ministre annonce, mais ne prouve pas à elle seule l’application des autorisations locales. Les CCI apportent un éclairage professionnel, tout en défendant les intérêts des entreprises ; leurs chiffres nécessitent une méthode de recensement pour être pleinement appréciés. La CGT exprime, elle, une position syndicale. Le communiqué intégral et l’entretien sur France 2 n’ayant pas été retrouvés lors de cette vérification, les éléments correspondants restent explicitement attribués au texte initial.

La rédaction de Commons

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