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Prix du pétrole en forte hausse : les tensions autour du détroit d’Ormuz menacent l’approvisionnement et les tarifs à la pompe

Prix du pétrole : le rejet du plan iranien sur Ormuz ravive les craintes d’une hausse des carburants et d’une perturbation des approvisionnements.

Le pétrole repart à la hausse sur les marchés asiatiques

Les cours du pétrole progressent fortement lundi 28 septembre, dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran autour du détroit d’Ormuz. Cette hausse intervient alors que les discussions diplomatiques semblent dans l’impasse et que le président américain Donald Trump a rejeté une proposition iranienne destinée à permettre la réouverture de cette voie maritime stratégique.

Vers 7 h 40, heure de Paris, le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 3,06 %, à 107,51 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, progressait pour sa part de 2,13 %, à 94,40 dollars. Cette envolée ravive les inquiétudes concernant l’évolution des prix des carburants dans les stations-service, même si la variation des cours internationaux ne se répercute pas immédiatement et intégralement à la pompe.

Les marchés réagissent principalement au risque de voir les perturbations durer dans le golfe Persique. Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, constitue un passage essentiel pour le transport maritime des hydrocarbures. Avant le début du conflit évoqué dans l’article, environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux y transitaient, selon les données généralement citées par les organismes spécialisés dans l’énergie. Toute restriction durable de la circulation des navires pourrait donc peser sur l’offre disponible et accentuer la volatilité des prix.

Le plan iranien rejeté par Donald Trump

Le président américain a rejeté samedi une proposition présentée par Téhéran. Celle-ci visait notamment à organiser la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours, en échange de mesures américaines destinées à réduire la pression exercée sur l’Iran. Les contours exacts de l’offre restent toutefois rapportés de manière partielle selon les sources disponibles.

Donald Trump a justifié son refus en estimant que les dirigeants iraniens cherchaient à conclure un accord parce qu’ils étaient, selon ses propres termes, « en train de méchamment perdre ». Cette déclaration illustre la fermeté affichée par Washington, alors que les tensions militaires et économiques restent élevées dans la région.

De son côté, Téhéran affirme attendre une réponse officielle avant de décider de la suite. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’aucune réponse n’avait encore été transmise au médiateur chargé de faciliter les échanges. Cette absence de clarification entretient l’incertitude et limite les espoirs d’une reprise rapide du trafic maritime.

Une incertitude qui pèse sur l’approvisionnement

Le détroit est au cœur du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël depuis les frappes déclenchées fin février. Depuis le début des hostilités, la République islamique revendique le contrôle de cette zone stratégique, tandis que Washington impose un blocus aux ports iraniens. La confrontation fait peser un risque supplémentaire sur la circulation des navires et sur les exportations d’hydrocarbures de la région.

Pour les consommateurs, la hausse des cours du brut pourrait se traduire par une nouvelle pression sur les prix de l’essence et du gazole. Toutefois, l’impact dépendra de la durée de la perturbation, de l’évolution du dollar, des coûts de raffinage et de la fiscalité appliquée dans chaque pays. Il est donc prématuré d’annoncer une hausse immédiate et uniforme dans toutes les stations-service.

Fiabilité des informations : l’article d’origine s’appuie sur des déclarations attribuées à Donald Trump et Abbas Araghchi ainsi que sur des niveaux de cours observés à un horaire précis. Ces éléments sont potentiellement vérifiables, mais les sources ne sont pas explicitement nommées dans le texte fourni. Leur fiabilité doit donc être considérée avec prudence. Les déclarations politiques doivent être recoupées auprès de dépêches d’agence ou de sources officielles, tandis que les cours du Brent et du WTI doivent être vérifiés auprès d’une place de marché ou d’un fournisseur de données financières reconnu. Les informations relatives au plan iranien et au blocus américain restent, elles aussi, susceptibles d’évoluer rapidement.

La rédaction de Commons

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