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Prix record des carburants : pourquoi le gazole et l’essence flambent et quelles aides sont envisagées par le gouvernement

Prix carburant : découvrez les causes de la flambée, son impact sur les Français et les aides envisagées par le gouvernement.

Des prix à la pompe au plus haut depuis le début du conflit

La hausse des carburants s’accélère de nouveau. D’après des calculs réalisés par franceinfo à partir des relevés publiés sur le site officiel prix-carburants.gouv.fr, les tarifs moyens observés sur une semaine atteignent, vendredi 18 septembre, des niveaux records. Le litre de gazole est affiché à 2,347 euros en moyenne, contre 2,129 euros pour le SP95-E10 et 2,215 euros pour le SP98.

Ces chiffres témoignent d’un net retournement de tendance après une brève accalmie au début de l’été. La baisse des prix avait suivi la conclusion, à la fin du mois de juin, d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran. Mais cette détente n’a pas duré. Le regain des tensions au Moyen-Orient a rapidement ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement et entraîné une nouvelle progression des tarifs à la pompe.

Par rapport aux niveaux enregistrés à la veille du conflit, le gazole coûte désormais en moyenne 38 % plus cher. La hausse atteint 25 % pour le SP95-E10 et 22 % pour le SP98. L’ampleur de ces évolutions pèse directement sur les automobilistes, mais aussi sur les professionnels dont l’activité dépend fortement du carburant.

Des écarts selon les méthodes de calcul

L’Agence France-Presse fait également état de prix particulièrement élevés vendredi 18 septembre. Selon son propre suivi, établi quotidiennement à partir des tarifs affichés par plus de 9 000 stations-service, le litre de gazole atteint 2,39 euros et celui de SP95-E10 2,17 euros. L’AFP estime que ces montants dépassent les précédents pics relevés en avril.

Les chiffres de franceinfo et ceux de l’AFP ne sont pas strictement identiques. Cette différence s’explique par les méthodes employées : franceinfo s’appuie sur une moyenne calculée sur une semaine et sur les relevés de 8 723 stations-service, tandis que l’AFP suit les prix au jour le jour auprès de plus de 9 000 points de vente. Ces écarts ne remettent toutefois pas en cause le constat général d’une forte remontée des prix.

La principale source de données mentionnée dans l’article, prix-carburants.gouv.fr, est un site institutionnel dédié au suivi des prix pratiqués dans les stations-service. Il constitue une source de référence pour observer les tarifs déclarés par les distributeurs. Comme pour toute base alimentée par des relevés, les montants peuvent néanmoins varier selon la date de mise à jour, la couverture des stations et la méthode de calcul retenue.

Les données reprises par franceinfo présentent donc un niveau de fiabilité élevé pour mesurer une tendance nationale, à condition de bien distinguer moyenne hebdomadaire et prix instantané. Le suivi de l’AFP, fondé sur un nombre de stations supérieur mais sur une autre méthode, apporte un éclairage complémentaire. Les deux sources convergent sur l’existence de niveaux records.

La pression monte sur le gouvernement

Cette flambée alimente la colère de secteurs particulièrement exposés. Des pêcheurs ont organisé des blocages pour protester contre le coût des carburants, devenu un facteur de fragilisation supplémentaire pour leurs activités. La hausse touche également les ménages qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail et les entreprises dont les dépenses de transport augmentent.

Face à cette tension sociale, le gouvernement a ouvert la porte à de nouvelles mesures de soutien. À douze jours de l’échéance initialement prévue pour le dispositif destiné aux « gros rouleurs », plusieurs ministres ont assuré, vendredi matin, que l’aide ne disparaîtrait pas le 30 septembre. Ils ont aussi laissé entendre que ses modalités pourraient être modifiées, sans fournir davantage de précisions.

Sur France Inter, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a déclaré que l’exécutif travaillait à « un nouveau dispositif d’aide pour les Français qui travaillent à compter du 1er octobre ». Elle a présenté le maintien du dispositif des « gros rouleurs » comme l’une des options étudiées, et non comme une décision définitivement arrêtée.

Le gouvernement avait déjà prolongé jusqu’au 31 décembre les aides destinées aux secteurs économiques les plus exposés, notamment l’agriculture, le bâtiment et les travaux publics ainsi que la pêche. Pour les pêcheurs, il a promis une aide pouvant atteindre le plafond autorisé par l’Union européenne, soit environ 35 centimes par litre de carburant.

Les annonces restent toutefois dépendantes des modalités qui seront finalement retenues. À ce stade, les données disponibles et les déclarations citées permettent surtout de mesurer l’ampleur de la hausse et la volonté affichée des pouvoirs publics d’y répondre, sans que le contenu définitif du futur dispositif soit encore connu.

La rédaction de Commons

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