Stellantis annonce plus d’un milliard d’euros d’investissements en France pour financer la R&D, développer la plateforme STLA One et préparer la production à Mulhouse de trois nouveaux modèles électriques et hybrides d’ici 2029
Stellantis prévoit plus d’un milliard d’euros d’investissements en France : la moitié en R&D pour la plateforme STLA One, 40 % pour moderniser le site de
Un investissement annoncé « plus d’un milliard d’euros » pour la France
Le groupe automobile Stellantis a annoncé, mardi 2 juin, un investissement « plus d’un milliard d’euros » en France, dans le prolongement de son récent plan stratégique quinquennal. Selon le texte original, la répartition prévue de cette enveloppe réserve la moitié à la recherche et au développement, 40 % au site industriel de Mulhouse (Haut‑Rhin) et 10 % à d’autres implantations françaises.
Le calendrier évoqué par le groupe indique que le site de Mulhouse se préparera à produire, à partir de 2029, trois nouveaux modèles Peugeot de segment C — berlines et SUV — en motorisations électriques ou hybrides. Le site, qui emploie environ 4 500 personnes, assemble aujourd’hui les Peugeot 308 et 408.
R&D et plateforme commune : la stratégie technique
Plus de 500 millions d’euros seraient consacrés à la recherche et au développement, notamment pour faire évoluer et déployer la plateforme technologique baptisée « STLA One ». Présentée comme la base d’au moins 30 nouveaux modèles d’ici 2030, cette plateforme doit remplacer cinq architectures existantes pour unifier les bases techniques du groupe.
L’objectif affiché est clair : accroître la compétitivité industrielle de Stellantis en réduisant la fragmentation des plateformes et en augmentant le taux de composants communs. Le groupe vise à produire 50 % de ses volumes sur trois plateformes mondiales d’ici 2030, avec des taux de pièces communes pouvant atteindre 70 %.
Cette unification technique s’inscrit dans le plan stratégique dévoilé le 21 mai — cité dans le texte initial — et fait suite à une année 2025 difficile pour le groupe, marquée, selon l’article d’origine, par des pertes importantes et une érosion des parts de marché en Europe.
Le déplacement à Mulhouse du PDG du groupe, Antonio Filosa, accompagné des ministres de l’Économie et de l’Industrie, Roland Lescure et Sébastien Martin, doit formaliser le projet et en préciser les modalités locales. Le choix de Mulhouse souligne l’importance du site pour la production de modèles du segment C et pour la filière automobile française.
Conséquences industrielles et sociales
À court terme, l’annonce devrait entraîner des travaux d’adaptation des lignes et des investissements dans les outillages et les formations, pour convertir la production existante vers des architectures électriques et hybrides. À plus long terme, la consolidation des plateformes pourrait rationaliser les coûts de développement et de production, mais elle implique également des réorganisations industrielles et logistiques qui devront être gérées localement.
Pour les salariés du site de Mulhouse — environ 4 500 personnes selon l’article — la montée en charge vers de nouveaux modèles représente à la fois une opportunité de maintien et de création d’emplois qualifiés, et un défi en matière de montée en compétences et d’adaptation des postes de travail. L’impact exact dépendra des décisions opérationnelles à venir et de la mise en œuvre concrète des investissements.
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