Abattage massif d'arbres sur le chantier de l'A69: 17 interpellations en un week-end.
Des tensions autour de l’abattage d’arbres pour la construction de l’A69
Une opération d’abattage d’arbres a provoqué des tensions et des affrontements dimanche 1er septembre sur le chantier de la future autoroute A69 reliant Toulouse à Castres, dans le département du Tarn. Selon la préfecture, une soixantaine d’arbres ont été coupés, tandis qu’une dizaine restait encore à abattre au moment des premières informations. Quatre personnes étaient également signalées perchées dans les arbres.
Les coupes ont démarré vers minuit sous la supervision des forces de l’ordre, et ont été suivies de conflits entre les activistes anti-A69 et les autorités. Des incidents ont éclaté, notamment des tirs de mortiers et des jets de projectiles en direction des gendarmes. Heureusement, aucun dommage matériel ni blessure n’a été rapporté.
Certains militants du collectif La Voie est Libre, opposés au projet de construction de l’autoroute, ont accusé la police de violences lors des évacuations de campements au cours des derniers jours. Ils ont notamment mentionné un incident où un individu aurait subi des fractures à la colonne vertébrale après une chute impliquant les forces de l’ordre.
Des affrontements et des arrestations sur le terrain
Depuis vendredi, 17 personnes auraient été interpellées après l’expulsion d’un campement à proximité du chantier à Saïx. Malgré cela, plusieurs activistes sont demeurés dans les arbres, essayant d’entraver les opérations d’abattage. Certains d’entre eux avaient même préparé des cabanes perchées pour se protéger des interventions de la gendarmerie.
Le dimanche après-midi, les abattages se sont poursuivis sous la surveillance d’une vingtaine de manifestants hostiles à la construction de l’autoroute. À Verfeil, en Haute-Garonne, d’autres militants anti-A69 ont signalé une tentative d’incendie sur un terrain occupé lors de la nuit précédente.
Les tensions persistent donc entre les partisans de la construction de l’autoroute et les activistes environnementaux qui tentent de protéger les espaces boisés impactés par le projet. Ces manifestations d’opposition soulignent les débats en cours autour des enjeux liés à l’aménagement du territoire et à la préservation de l’environnement.