Accord de Bakou lors de la COP29 : ce qu'il faut en retenir
Accord historique lors de la COP29 à Bakou pour le financement de la transition énergétique
Après douze jours de discussions intenses, la COP29 qui s’est tenue à Bakou, en Azerbaïdjan, a finalement abouti à un accord crucial dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 novembre. Les délégués des Nations unies sur le changement climatique ont fixé un nouvel objectif de financement pour soutenir la transition énergétique dans les pays en développement, marquant ainsi une étape importante dans la lutte mondiale contre le changement climatique.
Cet accord a suscité des réactions mitigées parmi les participants et les ONG environnementales, certains le jugeant décevant. Néanmoins, il comporte des avancées significatives qui méritent d’être soulignées.
Un objectif financier ambitieux, mais critiqué pour son insuffisance
L’un des points principaux de l’accord de Bakou est l’engagement des 23 pays développés et de l’Union européenne à fournir un financement d’au moins 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 aux pays en développement pour les aider dans leur transition énergétique. Cette somme représente trois fois plus que l’objectif précédent établi lors de la COP15, mais reste inférieure aux attentes des pays en développement et aux recommandations des ONG, qui estimaient que l’effort financier fourni était encore insuffisant compte tenu de l’inflation.
Le financement des pays développés doit provenir de leurs fonds publics, ainsi que d’investissements privés qu’ils mobilisent ou garantissent, ou encore de potentielles « sources alternatives » telles que des taxes mondiales sur les grandes fortunes, l’aviation ou le transport maritime, qui sont actuellement en discussion.
Les négociations ont également porté sur la responsabilité des pays émergents dans le financement climatique, et malgré les demandes des pays occidentaux pour élargir cette liste, la Chine et d’autres pays ont réussi à préserver leur statut. L’accord encourage les contributions financières volontaires des pays non développés, tout en introduisant la possibilité de comptabiliser les financements climatiques accordés par des banques multilatérales de développement dans l’objectif des 300 milliards.
Malgré les discussions intenses et les désaccords, un consensus a finalement été atteint pour permettre la mise en œuvre de cet accord historique. Ce compromis inclut des mesures pour renforcer les financements publics prioritaires destinés aux pays les plus vulnérables, en particulier les pays africains et les petits États insulaires, qui ont plaidé pour une plus grande part de l’aide financière à leur égard.
Une feuille de route a été établie pour la prochaine COP au Brésil en 2025, visant à augmenter les financements sous forme de dons plutôt que de prêts, ce qui constitue une avancée significative pour ces pays.
En revanche, un point de friction important lors des négociations a été la question de la transition des énergies fossiles. Bien que cette thématique ait été largement discutée lors de la COP28 à Dubaï, elle a curieusement disparu des principaux textes de l’accord final de la COP29. Cette omission témo