Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 754 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

Environnement

Aurores boréales visibles en France et en Europe le 19 et 20 janvier, spectacle de voiles verts roses et bleutés provoqué par une tempête géomagnétique G4, photos massives et mesures NOAA ESA confirmées

Le 19-20 janvier, une tempête géomagnétique G4 a rendu visibles des aurores jusqu'en France. Photos et mesures NOAA/ESA, plus conseils d'observation.

Un ballet d’aurores boréales a illuminé une partie de l’Europe dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 janvier, visible jusque sous nos latitudes en France, au Royaume‑Uni, en Belgique et en Allemagne. Le spectacle, rapporté par de nombreux observateurs et photographes amateurs, résulte d’une intense activité solaire : une tempête géomagnétique classée G4 (grave) sur l’échelle NOAA des orages géomagnétiques, équivalente à un indice Kp proche de 8. Le phénomène a commencé lundi soir et a perduré dans la nuit, en s’atténuant progressivement dans la journée de mardi. Le ciel dégagé a permis à certains d’admirer des voiles verts, roses, rouges et bleutés et de les capturer en photo ou en timelapse. De nombreux clichés et vidéos ont ensuite été partagés sur les réseaux sociaux, corroborés par des mesures d’observatoires géodésiques et des magnétomètres en Europe centrale.

Le phénomène et comment il se produit

Les aurores polaires apparaissent lorsqu’un flux de particules chargées — principalement des électrons et des protons issus d’éruptions solaires ou d’éjections de masse coronale (CME) — atteint l’environnement terrestre. Ces particules interagissent avec le champ magnétique terrestre qui les guide vers les régions polaires, où elles entrent en collision avec les atomes et molécules de l’atmosphère. Ces collisions excitent l’oxygène et l’azote : l’oxygène produit notamment les teintes vertes et rouges, l’azote des nuances bleues et violettes.

Lorsque les CME sont particulièrement puissantes, la magnétosphère est perturbée de façon étendue et les aurores peuvent se former à des latitudes beaucoup plus basses qu’à l’accoutumée — d’où les observations en Bretagne, en Normandie, dans les Hauts‑de‑France, en Loire‑Atlantique, dans les Alpes et en Bourgogne lors de cette tempête. Les données des observatoires (par exemple les magnétomètres) montrent des variations nettes du champ magnétique compatibles avec un orage géomagnétique d’intensité élevée, ce qui confirme l’origine solaire des lueurs.

Observer et photographier les aurores : conseils pratiques

Aux latitudes tempérées, l’œil humain peut être peu sensible à ces lueurs faibles. Pour maximiser ses chances, il est conseillé de s’éloigner des zones fortement éclairées, d’attendre un ciel dégagé et d’utiliser un appareil photo muni d’un trépied. Une exposition de quelques secondes (trois à quinze secondes selon l’appareil et l’intensité) permet d’accumuler suffisamment de lumière pour révéler les couleurs à l’écran, comme l’ont recommandé des astrophysiciens interrogés par les médias. Les smartphones modernes, en mode nuit ou pose longue, peuvent aussi produire de bons résultats.

Les réseaux sociaux ont débordé de témoignages visuels — timelapses, photos depuis des phares bretons ou des lacs du Nord de la France — mais certains observateurs ont été privés du spectacle par la couverture nuageuse, rappelant l’importance des conditions locales pour l’observation.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Plusieurs types de sources ont été mobilisés pour documenter l’événement : agences de presse, témoignages de scientifiques, posts et images partagés sur les réseaux sociaux, et données instrumentales d’observatoires. Leur fiabilité varie et mérite d’être distinguée.

  2. – Agences de presse (par exemple l’AFP) : haute fiabilité pour les éléments factuels et les citations d’experts, car ces agences vérifient et recoupent les informations avant diffusion.

  3. – Observatoires et mesures instrumentales (magnétomètres, stations géodésiques comme celle de Wettzell) : très haute fiabilité pour confirmer la présence d’une perturbation géomagnétique. Les données instrumentales fournissent la preuve objective d’une tempête magnétique et de son intensité.

  4. – Publications et posts de scientifiques sur les réseaux sociaux (invitations ou commentaires) : généralement fiables lorsqu’il s’agit d’explications scientifiques, mais il convient de vérifier l’identité et la spécialisation de l’auteur ; leur portée est utile pour l’interprétation mais doit être complétée par des données officielles.

  5. – Témoignages et photos d’amateurs sur les réseaux sociaux : utiles pour documenter le spectacle local et sa diffusion, mais de validité variable pour des affirmations quantitatives (par exemple « l’événement le plus intense depuis 22 ans »). Ces réclamations doivent être vérifiées à l’aide des séries historiques et des avis d’agences spatiales.

  6. Pour des informations officielles et des alertes sur les impacts (satellites, communications, réseaux électriques), il est recommandé de consulter les bulletins des agences spécialisées en météorologie spatiale (par exemple le NOAA SWPC, l’ESA ou les services nationaux compétents).

  7. Conclusion

  8. La nuit du 19 au 20 janvier a offert un rappel spectaculaire que l’activité solaire peut, lors d’éruptions majeures, rendre visibles des aurores bien au‑delà des latitudes polaires. Les images et mesures recueillies sont cohérentes avec une tempête géomagnétique de niveau G4 ; l’événement a été largement documenté par des amateurs et confirmé par des instruments scientifiques. Pour aller plus loin, la consultation des bulletins des agences spatiales permettra de situer précisément cette tempête dans la série historique des événements solaires et d’évaluer d’éventuelles conséquences techniques ou économiques.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues