Inde : un guépard de 19 mois meurt après avoir été touché par cinq plombs, une première depuis la réintroduction de l’espèce
Le guépard KNG22 est mort après avoir été touché par cinq plombs. Les autorités indiennes enquêtent sur les circonstances du tir.
Un jeune guépard de 19 mois est mort en Inde après avoir été blessé par des plombs d’arme à feu. Le ministère indien de l’Environnement a annoncé son décès mercredi 28 octobre 2026, qualifiant les faits d’une extrême gravité. Il s’agit, selon les autorités, du premier incident mortel de cette nature recensé depuis la réintroduction de l’espèce dans le pays en 2022.
Des blessures internes malgré une intervention vétérinaire
Identifié sous le code KNG22, l’animal avait été retrouvé blessé dimanche 25 octobre dans une forêt du Madhya Pradesh, dans le centre de l’Inde, en dehors du parc national de Kuno. Sa découverte a conduit à une prise en charge vétérinaire, puis à une intervention chirurgicale destinée à traiter ses blessures.
Les vétérinaires ont retiré cinq plombs de son corps. Malgré les soins prodigués, le félin est mort mardi 27 octobre. Selon les informations communiquées par les autorités, les projectiles avaient provoqué de nombreuses lésions internes. Leur présence établit la nature des blessures, mais ne permet pas, à elle seule, de déterminer les circonstances dans lesquelles l’animal a été touché.
Une enquête doit désormais préciser le déroulement des faits et les responsabilités éventuelles. Le ministère a annoncé la constitution d’une équipe comprenant notamment des représentants de l’Autorité nationale de conservation du tigre et du Bureau de contrôle de la criminalité liée à la faune sauvage. À ce stade, les éléments rapportés ne permettent pas de présenter comme établis l’identité du tireur ou son intention.
Un décès dans un programme engagé depuis 2022
Cette mort intervient quatre ans après le lancement du programme de réintroduction des guépards en Inde. Disparue du pays en 1952, l’espèce y a fait son retour dans le cadre du projet Cheetah, porté par les autorités indiennes et mis en avant par le Premier ministre Narendra Modi. Le parc national de Kuno constitue le site historique de cette opération.
Le programme s’appuie sur le transfert de guépards africains. Les premiers animaux sont arrivés de Namibie en 2022, suivis de spécimens provenant d’Afrique du Sud. Le Botswana a également fourni des guépards. Ces transferts doivent être distingués des naissances enregistrées en Inde, qui contribuent elles aussi à l’évolution de la population suivie dans le cadre du projet.
Les débuts de cette réintroduction ont été marqués par plusieurs morts. Le décès de KNG22 présente toutefois une particularité : les autorités le décrivent comme le premier cas mortel lié à des blessures par arme à feu depuis le retour de l’espèce. Cette formulation ne signifie donc pas qu’aucun guépard n’était mort auparavant, mais qu’aucun incident comparable n’avait été recensé.
Le texte d’origine évoque un bilan officiel publié début octobre faisant état de 60 guépards, dont 41 nés en Inde. Ce chiffre doit rester associé à sa date de publication : il ne constitue pas automatiquement l’effectif disponible après le décès annoncé le 28 octobre. Les bilans de population nécessitent une référence temporelle explicite pour éviter toute confusion entre des situations successives.
Des sources officielles à lire avec leurs limites
L’article initial repose principalement sur un communiqué du ministère indien de l’Environnement. Cette source institutionnelle est pertinente pour connaître les annonces gouvernementales, les constatations médicales rendues publiques et l’ouverture d’une enquête. Les informations essentielles sur KNG22 sont également rapportées par plusieurs médias indiens, notamment The Indian Express et The New Indian Express, qui citent les autorités compétentes.
Cette concordance renforce la solidité du récit, sans constituer nécessairement une confirmation indépendante lorsque les publications reprennent les mêmes déclarations officielles. Le ministère est aussi partie prenante du programme de réintroduction : ses annonces documentent son action, mais ne remplacent pas une évaluation extérieure. Il convient donc de distinguer les faits annoncés — les blessures, l’opération et le décès — des circonstances du tir, que l’enquête doit encore établir.