Les passages clandestins aux frontières de l'UE ont reculé de 42% en 2023, selon Frontex.
Diminution des passages clandestins aux frontières de l’Union européenne en 2024
Le nombre de passages clandestins détectés aux frontières de l’Union européenne a connu une baisse significative de 42% au cours des neuf premiers mois de l’année 2024 par rapport à la même période de l’année précédente, d’après les données publiées par l’Agence européenne de surveillance des frontières, Frontex. Cette baisse est notamment marquée par des chiffres en recul sur des routes comme les Balkans occidentaux (-79%) et la Méditerranée centrale (-64%).
Cette diminution globale contraste avec une augmentation notable des franchissements irréguliers en provenance d’Afrique de l’Ouest, qui ont presque triplé sur les 6 000 kilomètres de frontière terrestre orientale de l’Union européenne (+192%). Ces chiffres soulignent la complexité des défis auxquels l’UE est confrontée en matière de contrôle des frontières, avec des tendances contrastées selon les routes migratoires.
La fiabilité des données fournies par Frontex est généralement reconnue, bien que l’agence ait été critiquée par le passé pour son manque de transparence et des allégations de violations des droits de l’homme. Il est essentiel de prendre en compte ces aspects lors de l’analyse des chiffres présentés par l’agence pour une compréhension plus approfondie de la situation.
Principales tendances des passages clandestins en 2024
Sur les neuf premiers mois de 2024, la majeure partie des passages de migrants ou de réfugiés détectés par Frontex ont eu lieu en mer Méditerranée et dans la Manche, en direction notamment de la Grande-Bretagne. Les chiffres montrent 47 710 passages irréguliers enregistrés en Méditerranée centrale, 45 610 (+15%) en Méditerranée orientale, et 11 483 (-1%) en Méditerranée occidentale vers l’Espagne. Dans la Manche, 47 514 passages ont été recensés (+2%).
Les passages clandestins en provenance d’Afrique de l’Ouest ont totalisé 30 616, tandis que sur la route des Balkans occidentaux, via des pays comme la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie ou la Croatie, Frontex a enregistré 16 698 passages irréguliers. Sur les frontières terrestres orientales de l’UE, 13 195 franchissements irréguliers ont été détectés. Les trois principaux pays d’origine des migrants en situation irrégulière aux frontières européennes sont la Syrie, le Mali et l’Ukraine.
Il est important de rester vigilant quant à l’interprétation de ces chiffres et de prendre en compte la complexité des mouvements migratoires pour comprendre pleinement la situation aux frontières de l’Union européenne. La lutte contre les passages clandestins et la protection des droits des migrants et réfugiés restent des enjeux majeurs pour l’UE, nécessitant une approche globale et concertée.