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Première demande d'autorisation pour un mini-réacteur nucléaire en France : 7 points clés sur Jimmy.

Une start-up française veut révolutionner l’approvisionnement énergétique des usines

La start-up française Jimmy a posé un jalon important en déposant une demande d’autorisation pour son petit réacteur modulaire (PRM). Ce réacteur, d’une puissance de 10 mégawatts, vise à fournir de la chaleur sous forme de vapeur à l’usine Cristanol de Bazancourt, appartenant au groupe sucrier Cristal Union / Cristanol. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme France 2030, qui encourage le développement de nouvelles technologies énergétiques pour répondre aux besoins industriels.

Cette nouvelle technologie de réacteur nucléaire fonctionne à haute température en utilisant des particules de combustible appelées « triso », qui sont encapsulées dans trois couches de matériau. Ces particules sont placées dans des blocs de graphite, et l’hélium est utilisé pour transférer la chaleur jusqu’à un échangeur, fournissant ainsi de la chaleur à l’usine cliente. Le PRM de Jimmy Energy offre une alternative aux brûleurs fonctionnant au gaz, réduisant ainsi jusqu’à 350 000 tonnes d’émissions de CO2 dans l’atmosphère.

Des défis technologiques et réglementaires à relever

La conception et la mise en œuvre de ces petits réacteurs impliquent des défis technologiques et réglementaires. L’approvisionnement en combustible enrichi à 20% représente un défi industriel, nécessitant la mise en place de nouvelles chaînes d’approvisionnement. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) intervient pour garantir la sûreté des réacteurs et assurer la qualité du combustible, élément crucial pour la sécurité, notamment en cas d’accident.

Le processus d’autorisation de création peut s’étendre sur une période pouvant aller jusqu’à trois ans, avec l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) chargée d’examiner minutieusement chaque aspect du projet pour garantir sa conformité aux normes de sûreté. L’expertise technique et la qualité des équipements, y compris le combustible, sont des éléments clés dans l’évaluation de la viabilité et de la sécurité des PRM.

Ces réacteurs de quatrième génération visent à minimiser la production de déchets nucléaires en maximisant l’utilisation des matières premières. Toutefois, la gestion des déchets fait toujours partie intégrante du cycle de vie des réacteurs, avec des protocoles de stockage géologique pour les déchets de haute activité et de stockage en surface pour les déchets de basse activité.

Enfin, ces petits réacteurs, en plus de contribuer à la décarbonation de l’économie, ouvrent de nouvelles perspectives quant à la production de chaleur pour les industries telles que la chimie, la sidérurgie, le verre et le ciment. Ce nouveau modèle énergétique s’inscrit dans une démarche globale visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, conforme aux objectifs de transition énergétique fixés par le gouvernement pour 2030.

Dans l’attente de l’examen de la demande d’autorisation par l’ASN, Jimmy Energy se fixe comme objectif de livrer son premier réacteur

La rédaction de Commons

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