Scandale de contamination des huîtres : Ouverture d'une enquête pour "écocide" dans le bassin d'Arcachon
Une enquête a été ouverte par la justice suite à plusieurs plaintes déposées dans l’affaire des huîtres contaminées du bassin d’Arcachon, qui sont interdites à la vente depuis le 27 décembre, a annoncé le parquet de Bordeaux le vendredi 12 janvier. Cette enquête, ouverte pour des accusations d' »écocide », porte sur des déversements de substances néfastes pour la faune, la flore et la santé humaine, commis par imprudence, négligence ou intentionnellement, par des personnes physiques ou morales, selon les informations du parquet. La première plainte a été déposée le 29 décembre par l’Association de défense des eaux du bassin d’Arcachon (Adeba), composée d’ostréiculteurs, ce qui a incité le parquet à ouvrir une enquête le 5 janvier. Depuis lors, deux nouvelles plaintes ont été déposées et de nombreux ostréiculteurs ont exprimé leur intention de porter plainte à leur tour. Jeudi, la Coordination environnement du bassin d’Arcachon (Ceba), une association de protection de l’environnement, a déposé une plainte supplémentaire contre X pour pollution, intoxication et mise en danger d’autrui. Selon cette association, de nombreuses personnes étaient au courant depuis novembre que les huîtres étaient contaminées, mais ont choisi de fermer les yeux afin de « sauver » les ventes des ostréiculteurs pendant les fêtes de fin d’année. Cette période est cruciale pour le secteur et en 2023, elle a été marquée par de nombreux cas d’intoxications alimentaires collectives au norovirus (responsable de la gastro-entérite) chez les consommateurs. La plainte pointe du doigt le réseau d’assainissement des eaux usées, géré par le syndicat intercommunal du bassin d’Arcachon (Siba). Ce dernier est également responsable de la gestion des eaux pluviales. Selon l’association, les débordements récurrents lors de fortes précipitations entraînent souvent des intoxications qui pourraient être évitées. Elle affirme également que de nombreuses personnes étaient au courant avant le 27 décembre que le réseau d’assainissement avait pollué les eaux du bassin d’Arcachon et déplore l’absence du principe de précaution dès novembre.
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