129 journalistes tués en 2025 dont 86 à Gaza le CPJ impute deux tiers des décès à Israël et exige enquêtes indépendantes et protection renforcée de la presse
Le CPJ recense 129 journalistes tués en 2025, dont 86 à Gaza; il réclame des enquêtes indépendantes et une protection renforcée.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) établit un bilan alarmant pour 2025 : 129 journalistes et collaborateurs de la presse tués dans le monde, soit plus qu’en 2024 où 124 personnes avaient perdu la vie. Selon le CPJ, les deux tiers de ces décès sont imputés à Israël ; l’organisation souligne en particulier le nombre élevé de victimes palestiniennes à Gaza. Ces chiffres interviennent alors que, rappelle la directrice générale du CPJ Jodie Ginsberg, l’accès à l’information reste plus crucial que jamais pour les sociétés civiles.
Cette hausse marque la deuxième année consécutive d’un nombre record de journalistes tués depuis que le CPJ tient ce décompte, et met en lumière la vulnérabilité croissante des professionnels des médias dans les zones de conflit et face à la criminalité organisée.
Bilan chiffré et principaux théâtres de violence
Le rapport signale que la guerre à Gaza a été la plus meurtrière pour la presse en 2025, avec 86 morts recensés parmi les journalistes et travailleurs des médias. Les autres conflits identifiés comme particulièrement dangereux pour la profession sont l’Ukraine — avec quatre décès — et le Soudan — avec neuf morts. À ces conflits s’ajoutent des violences liées à la criminalité organisée : au Mexique six journalistes auraient été tués en 2025, tandis que des cas ont également été signalés en Inde et au Pérou.
Parmi les décès évoqués figure également l’exécution en Arabie saoudite du chroniqueur Turki al-Jasser, condamnation qualifiée d’« allégations fallacieuses » par le CPJ dans son évaluation. Le rapport du CPJ distingue les contextes : affrontements armés, opérations militaires, violences ciblées contre des journalistes et meurtres liés aux activités du crime organisé ou à des poursuites étatiques.
Réactions officielles et débats sur la responsabilité
Face aux allégations du CPJ, l’armée israélienne a « rejeté fermement » les conclusions du rapport, indiquant à l’AFP que les forces ne ciblent pas intentionnellement les journalistes et mettent en œuvre des mesures pour réduire les atteintes aux civils. Un porte‑parole militaire a également affirmé que des combattants ont parfois opéré en se dissimulant au milieu des civils, y compris en se faisant passer pour des journalistes — un argument employé pour relativiser la responsabilité directe des forces armées dans certains incidents.
Le CPJ, pour sa part, dénonce une tendance qu’il qualifie d’« assassinats ciblés » par des forces gouvernementales, en faisant valoir que l’armée israélienne aurait désormais commis plus d’assassinats ciblés de membres de la presse que n’importe quelle autre armée gouvernementale documentée par l’ONG. Ces accusations alimentent un débat difficile à trancher sans enquêtes indépendantes et approfondies sur chaque incident.
Relevé · Fiabilité des sources citées
Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.
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Le rapport central cité est celui du Comité pour la protection des journalistes, une organisation non gouvernementale spécialisée dans le suivi des atteintes à la liberté de la presse. Le CPJ est généralement considéré comme une source crédible et méthodique : il collecte des données sur les morts et les attaques contre les journalistes, documente les circonstances et publie des rapports détaillés. Néanmoins, comme toute ONG, ses conclusions s’appuient sur des informations parfois fragmentaires — surtout dans les zones de conflit — et ses interprétations peuvent être sujettes à contestation par des acteurs étatiques impliqués.
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L’Agence France‑Presse (AFP), citée pour la réaction du porte‑parole militaire israélien, est une agence de presse mondiale reconnue pour ses standards éditoriaux et sa couverture factuelle. Les communiqués et déclarations officiels relayés par l’AFP constituent des sources primaires importantes, mais ils reflètent la position des institutions interviewées et doivent être confrontés à d’autres preuves pour établir la responsabilité.
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Les déclarations des forces armées et des autorités — comme celle du porte‑parole israélien ou les annonces judiciaires saoudiennes liées à l’exécution — sont des sources officielles à prendre au sérieux, mais elles portent une perspective institutionnelle et peuvent minimiser la responsabilité de l’État. Dans les contextes autoritaires ou en situation de conflit intense, la transparence judiciaire et l’accès indépendant à la scène sont fréquemment limités, ce qui rend l’établissement d’un récit incontestable plus difficile.
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Enfin, les cas de journalistes tués en contexte de criminalité organisée (Mexique, Inde, Pérou) reposent souvent sur des enquêtes locales, des témoignages et des suivis d’ONG ; la dangerosité de ces environnements pour la presse est largement corroborée par de multiples acteurs, mais la résolution judiciaire des crimes reste insuffisante dans de nombreux pays.
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En somme, les sources citées dans l’article — CPJ et AFP, complétées par déclarations officielles — sont globalement crédibles et pertinentes, mais leurs éléments doivent être interprétés avec prudence : les ONG apportent une vision consolidée et critique, les agences relayent les positions officielles, et les réponses étatiques requièrent une vérification indépendante pour établir la responsabilité réelle des atteintes à la presse.
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Les chiffres et témoignages rassemblés par le CPJ constituent un signal d’alarme qui appelle des enquêtes impartiales, une protection renforcée des journalistes en zones de danger et une meilleure responsabilisation des acteurs étatiques et non étatiques responsables d’atteintes à la liberté de la presse.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.