À Budapest, des dizaines de milliers de personnes défilent lors de la première marche des fiertés après la chute d’Orbán sous une canicule historique et entre espoirs et réserves sur les droits LGBT
La marche des fiertés à Budapest rassemble des milliers de personnes après la victoire de Peter Magyar. Contexte politique, enjeux et fiabilité des
Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Budapest samedi 28 juin, lors de la marche des fiertés organisée dans un contexte politique inédit : la Hongrie vit sa première Pride après la chute de Viktor Orbán et la victoire électorale du conservateur Peter Magyar en avril. La manifestation s’est tenue sous une canicule marquée, la température ayant atteint environ 38 °C, mais les organisateurs ont maintenu le rassemblement en exhortant toutefois les personnes fragiles à rester chez elles.
Une fête politique et symbolique
La marche a pris une dimension à la fois festive et politique. Pour de nombreux participants, elle symbolisait la liberté retrouvée de se rassembler après des années de politiques publiques décriées comme hostiles aux personnes LGBT+. Selon le texte source, le nombre de manifestants était inférieur à celui observé en 2025 — où, d’après l’article, plus de 200 000 personnes avaient participé en signe de défi — mais nettement supérieur aux éditions antérieures, qui rassemblaient autour de 35 000 personnes.
Lors d’une conférence de presse tenue au côté du maire écologiste de Budapest, Gergely Karácsony, la commissaire européenne chargée de l’égalité, la Belge Hadja Lahbib, a salué l’impact de la mobilisation. « L’an dernier, vous avez défilé, vous étiez des centaines de milliers venus de 30 pays. Cette marche n’a pas seulement marqué l’histoire. Elle a contribué à changer l’histoire », a-t-elle déclaré, citée dans l’article original. Ce type de déclaration illustre l’écho européen pris par les mobilisations hongroises sur les questions de droits et de libertés civiles.
Un changement de majorité qui suscite espoirs et réserves
La victoire de Peter Magyar en avril — qui a mis fin à 16 ans de gouvernement Orbán selon le texte — a provoqué un « immense soulagement » au sein de la communauté LGBT+ du pays, toujours d’après l’article. Mais cet espoir reste mesuré : le nouveau gouvernement n’a, à la date du texte, pris « aucune mesure concrète » pour rétablir des droits qui avaient été restreints sous l’ancien exécutif, au nom de la « protection de l’enfance ».
Pendant la campagne, Peter Magyar aurait évité de se prononcer sur les droits LGBT+. Depuis son élection, il a indiqué que son gouvernement ne dicterait pas la manière dont les Hongrois doivent vivre, une affirmation rapportée dans le texte. Malgré ces formules, les dispositions légales discriminatoires héritées des années précédentes sont restées en vigueur au moment de la marche.
Sur le plan judiciaire européen, l’article rappelle qu’à la fin avril la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé que la législation anti-LGBT+ adoptée en 2021 violait les règles et les valeurs du bloc. Ce rappel souligne qu’au-delà des postures politiques nationales, la situation fait l’objet de contrôles et d’injonctions au niveau européen.
La police hongroise, citée par l’AFP selon le texte, a indiqué qu’elle n’avait « aucun motif » d’interdire la Pride, ce qui a permis la tenue de la manifestation. Le maintien de la marche malgré la chaleur et le contexte politique traduit la détermination des organisateurs et des participants à affirmer leur présence publique et leurs revendications.
En l’état des informations reprises ici, la situation reste dynamique : le changement de majorité a ouvert une fenêtre d’opportunité politique mais n’a pas, au moment du rassemblement, produit de réformes visibles pour corriger les atteintes aux droits signalées sous le gouvernement précédent.
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Les propos attribués à des responsables politiques — en particulier les déclarations rapportées de Peter Magyar et de la commissaire Hadja Lahbib — sont cités via l’AFP ; leur fiabilité dépend donc de la retranscription fidèle des interventions par l’agence. Enfin, la mention de chiffres comparatifs (200 000 manifestants en 2025, 35 000 participants lors d’éditions plus anciennes) renvoie à des estimations qui peuvent varier selon les méthodes de comptage ; ces chiffres méritent d’être confrontés à d’autres sources pour une certitude statistique complète.
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