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À Gaza, Nétanyahou promet la fin du pouvoir du Hamas lors des commémorations du 7 octobre et laisse ouverte la question de la future gouvernance

Hamas à Gaza : Nétanyahou promet la fin de son pouvoir, tandis que l’avenir politique et humanitaire du territoire reste incertain.

Lors d’une cérémonie organisée lundi 5 octobre 2026 au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, Benyamin Nétanyahou a affirmé que le Hamas n’exercerait plus jamais le pouvoir dans la bande de Gaza. Le Premier ministre israélien s’exprimait à l’occasion de la journée nationale de commémoration des attaques du 7 octobre 2023, dont Israël marquait le troisième anniversaire selon le calendrier hébraïque.

Nétanyahou promet la fin du pouvoir du Hamas

« Nous avons accompli d’énormes progrès, mais des missions nous attendent encore, et nous avons l’intention de les mener à bien », a déclaré le chef du gouvernement israélien, selon une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP). Il a ensuite assuré qu’il n’y aurait « aucun pouvoir du Hamas à Gaza », réaffirmant la volonté d’Israël de poursuivre les personnes impliquées dans l’attaque du 7 octobre et dans la prise d’otages.

Cette déclaration intervient alors que l’avenir politique et administratif de la bande de Gaza demeure incertain. Le Hamas contrôle le territoire depuis 2007, après avoir évincé l’Autorité palestinienne à l’issue de violents affrontements interpalestiniens. Depuis le début de la guerre, le gouvernement israélien répète que le mouvement ne doit plus être en mesure de diriger Gaza ni de représenter une menace militaire pour Israël.

La cérémonie du mont Herzl s’est tenue dans le cadre d’une journée officielle de recueillement. Les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics à partir de 6 h 29, l’heure retenue par les autorités israéliennes pour marquer le début des infiltrations menées par le Hamas et d’autres groupes armés le 7 octobre 2023.

Une journée de commémoration après trois années de guerre

L’attaque avait commencé par des tirs de roquettes, suivis d’incursions dans plusieurs localités du sud d’Israël et sur le site du festival Nova. Elle a provoqué la mort de plus de 1 200 personnes, en majorité des civils, et l’enlèvement de plusieurs centaines d’autres. Le bilan cité dans l’article d’origine — 1 221 morts — repose sur un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a lancé une offensive de grande ampleur dans la bande de Gaza. Le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, fait état de plus de 74 200 morts. Ce bilan est régulièrement repris par les agences de presse et jugé globalement fiable par les Nations unies, tout en restant difficile à vérifier de manière indépendante en raison des conditions de guerre. Il ne permet pas toujours de distinguer précisément les civils des combattants.

La riposte israélienne a provoqué des destructions massives, le déplacement d’une grande partie de la population et une crise humanitaire majeure dans l’enclave palestinienne. Israël affirme viser les infrastructures et les membres du Hamas, tandis que les autorités palestiniennes et de nombreuses organisations internationales dénoncent l’ampleur des pertes civiles et les conséquences des opérations militaires sur la population.

Des sources solides, mais des chiffres à contextualiser

La principale source de l’article est l’AFP, une agence de presse internationale reconnue pour ses procédures de vérification et son recours à des sources identifiées. Sa dépêche constitue une base fiable pour rapporter les propos de Benyamin Nétanyahou et le déroulement de la cérémonie. La citation attribuée au Premier ministre doit toutefois être comprise comme une déclaration politique, et non comme la confirmation d’un changement effectif de gouvernance à Gaza.

Les chiffres concernant les victimes israéliennes proviennent de données officielles, compilées par l’AFP. Ils sont donc documentés, mais peuvent évoluer ou être révisés. Le bilan palestinien repose, lui, sur le ministère de la Santé de Gaza. Cette source est la seule à fournir un décompte régulier dans le territoire, et ses chiffres sont considérés comme exploitables par l’ONU, mais ils restent soumis aux limites propres à un contexte de guerre et à l’absence de vérification indépendante exhaustive.

À travers son discours, Benyamin Nétanyahou a donc réaffirmé l’un des objectifs centraux de son gouvernement : empêcher tout retour du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza. La question de l’autorité appelée à administrer le territoire après la guerre reste, en revanche, sans réponse définitive.

La rédaction de Commons

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