À l’ONU, Benyamin Nétanyahou attaque la France et le Royaume-Uni sur les accusations de colonisation israélienne
À l’ONU, Nétanyahou rejette les accusations de colonisation israélienne et vise la France et le Royaume-Uni pendant un discours tendu.
À l’ONU, Benyamin Nétanyahou rejette les accusations de colonialisme
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a vivement critiqué, jeudi 24 septembre, les pays qui dénoncent la politique de colonisation menée par Israël. À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, il a particulièrement visé la France et le Royaume-Uni, en rappelant leur passé colonial.
« Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme. Quel colonialisme ? », s’est interrogé le dirigeant israélien au cours de son discours. Il a ensuite directement mis en cause les deux pays européens : « Parmi eux, il y a des gens en Grande-Bretagne et en France. Bon sang, ce sont eux qui ont inventé le terme. »
Benyamin Nétanyahou a poursuivi en soulignant que les empires coloniaux français et britannique avaient autrefois exercé leur domination sur de vastes territoires. « Leurs colonies couvraient la planète entière », a-t-il déclaré, opposant cette histoire impériale à la situation d’Israël, qu’il a présenté comme un pays de très petite taille.
Par cette intervention, le Premier ministre israélien a cherché à retourner contre ses détracteurs les accusations de colonialisme régulièrement formulées à l’égard de la politique israélienne. Son argument repose sur une mise en parallèle entre le passé colonial de certaines puissances européennes et les critiques internationales visant l’implantation de colonies israéliennes.
Des délégations quittent la salle pendant son intervention
Le discours a provoqué une réaction visible au sein de l’Assemblée générale. Des dizaines de personnes appartenant à différentes délégations représentées aux Nations unies ont quitté la salle au moment où Benyamin Nétanyahou prenait la parole.
Selon le récit fourni, la délégation palestinienne avait appelé les autres missions diplomatiques à participer à ce geste de protestation. Un message aurait été transmis aux délégations avant l’intervention afin de les inviter à quitter la salle pendant le discours du Premier ministre israélien.
La salle, qui était relativement clairsemée depuis le début de la matinée, s’est progressivement remplie avant l’arrivée de Benyamin Nétanyahou. Le départ de plusieurs délégations a donc été d’autant plus visible, même si l’article précise que l’assemblée n’était pas entièrement occupée.
Après avoir constaté ces départs, le Premier ministre israélien a apostrophé les personnes encore présentes. « S’il reste encore dans cette salle des lâches qui n’ont pas quitté les lieux, qu’ils le fassent maintenant », a-t-il lancé. Cette formule particulièrement virulente a donné à son intervention un ton de confrontation directe avec ses opposants.
Une prise de parole dans un contexte de fortes tensions
Le discours de Benyamin Nétanyahou s’inscrivait dans une séance où la politique israélienne faisait l’objet de critiques. L’article mentionne également une intervention de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, qui a demandé à la communauté internationale : « Combien de temps allez-vous garder le silence face à Israël ? »
La juxtaposition de ces deux prises de parole illustre l’affrontement diplomatique qui se joue régulièrement à l’ONU entre les dirigeants israéliens et palestiniens. D’un côté, les autorités palestiniennes dénoncent la politique israélienne et appellent la communauté internationale à agir. De l’autre, le gouvernement israélien rejette les accusations portées contre lui et met en avant les responsabilités historiques de ses détracteurs.
La scène décrite témoigne aussi du caractère très politique des interventions à la tribune de l’Assemblée générale. Les discours ne se limitent pas à présenter des positions diplomatiques : ils servent également à interpeller les autres États, à mobiliser les opinions publiques et à répondre publiquement aux accusations formulées par le camp adverse.
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