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À l’ONU, Donald Trump menace l’Iran tout en évoquant un accord après les élections américaines de novembre

Crise Iran États-Unis : découvrez les menaces de Donald Trump et la réponse offensive annoncée par Téhéran lors des échanges à l’ONU.

Donald Trump a adopté un ton particulièrement offensif mardi 22 septembre, lors de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Le président américain a présenté la relation avec l’Iran comme un choix entre deux options radicalement opposées : parvenir à un accord avec Téhéran ou, selon ses propres termes, « anéantir » le pays.

Cette déclaration intervient alors que les États-Unis maintiennent une forte pression politique sur l’Iran. Donald Trump a affirmé qu’il pensait qu’un accord pourrait être conclu « juste après les élections » législatives prévues aux États-Unis en novembre. Le président américain n’a toutefois fourni, dans les propos rapportés, aucun détail sur le contenu éventuel de cet accord ni sur les conditions qui permettraient d’aboutir à une sortie de crise.

Une pression américaine centrée sur la question nucléaire

Au cours de son intervention, Donald Trump a également appelé les pays du monde à isoler l’Iran. Cette demande s’inscrit dans une stratégie de fermeté visant à accroître la pression internationale sur les autorités iraniennes. Le chef de l’État américain a surtout insisté sur la question de l’arme nucléaire, répétant à plusieurs reprises qu’il entendait empêcher Téhéran d’en disposer.

« Je ne permettrai jamais à l’Iran d’avoir l’arme nucléaire », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « L’Iran n’aura jamais l’arme nucléaire. » La répétition de cette formule donne à cette question une place centrale dans le discours présidentiel. Elle traduit également la volonté de Donald Trump de présenter la position américaine comme constante et non négociable sur ce sujet.

Le président américain a par ailleurs affirmé que « l’Amérique est de retour », selon l’intitulé associé à son intervention. Cette formule vise à mettre en avant le rôle que Washington entend jouer sur la scène internationale. Dans le même temps, la menace d’une confrontation avec l’Iran demeure présente dans les déclarations rapportées, malgré l’hypothèse d’un accord évoquée après les élections américaines de novembre.

La réponse offensive annoncée par les Gardiens de la Révolution

À Téhéran, le discours américain a suscité une réponse tout aussi ferme. Hossein Mohebi, présenté comme le porte-parole des Gardiens de la Révolution, a déclaré mardi à l’Agence France-Presse que l’Iran « intensifiera » ses représailles en cas de nouvelles attaques américaines.

« Notre résistance s’intensifiera assurément, forte de l’expérience acquise », a-t-il affirmé. Selon lui, l’Iran ne se contenterait plus de riposter : son approche deviendrait désormais « offensive ». Hossein Mohebi a également prévenu que les États-Unis regretteraient leur action et seraient « plus humiliés que jamais ».

Ces déclarations font apparaître un net contraste entre les deux positions. D’un côté, Donald Trump évoque la possibilité d’un accord tout en menaçant de recourir à une réponse extrêmement dure. De l’autre, un représentant iranien annonce un durcissement des représailles en cas de nouvelles attaques. Les propos rapportés ne permettent toutefois pas de déterminer si des négociations concrètes sont engagées ni quelles mesures précises pourraient être prises par les deux camps.

Des sources à considérer avec prudence

La fiabilité des informations repose principalement sur deux types de sources. Les déclarations de Donald Trump sont rapportées dans le cadre de son discours public devant l’Assemblée générale de l’ONU : elles constituent donc une source directe pour connaître sa position, mais elles reflètent aussi un discours politique et doivent être distinguées des décisions effectivement prises ou des négociations réellement engagées.

Les propos de Hossein Mohebi sont, eux, attribués à un entretien exclusif accordé à l’AFP à Téhéran. L’Agence France-Presse est une agence de presse reconnue, ce qui renforce la crédibilité de la retranscription et de l’attribution des déclarations. Toutefois, le statut du porte-parole et la nature politique de ses fonctions doivent être pris en compte : ses propos expriment la position annoncée des Gardiens de la Révolution, mais ne suffisent pas, à eux seuls, à confirmer l’existence d’une stratégie opérationnelle ou l’imminence d’une action.

Le texte ne précise pas l’année correspondant au mardi 22 septembre et ne fournit pas d’éléments indépendants permettant de vérifier les perspectives d’accord ou les menaces évoquées. Ces réserves invitent à distinguer les faits établis — le discours américain et l’entretien rapporté par l’AFP — des déclarations prospectives, qui relèvent avant tout de la communication politique et militaire.

La rédaction de Commons

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