À l’ONU, Emmanuel Macron appelle à défendre le multilatéralisme face aux crises à Gaza, en Ukraine et aux rivalités autour de l’intelligence artificielle
À l’ONU, Emmanuel Macron défend le multilatéralisme et appelle à agir sur Gaza, l’Ukraine et l’intelligence artificielle.
Emmanuel Macron appelle à préserver le multilatéralisme
Devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Emmanuel Macron a appelé les États à « ne rien céder » face à ce qu’il décrit comme une lente division du monde. Dans un discours consacré aux grands défis internationaux, le président français a dénoncé « l’esprit de défaite », « l’abus de pouvoir » et le risque d’un retour à la « loi de la jungle » dans les relations entre les États.
« Ne cédons pas », a-t-il répété, en invitant les membres de l’ONU à défendre les principes du multilatéralisme. Selon lui, la communauté internationale doit refuser la logique d’affrontement entre puissances et préserver un cadre commun fondé sur le droit, la coopération et la recherche d’une justice partagée.
Emmanuel Macron a notamment mis en garde contre les « empires qui menacent la souveraineté » d’autres pays et contre la concentration des richesses entre les mains de quelques acteurs. Il a estimé que cette évolution risquait d’affaiblir les institutions internationales et de réduire la capacité des États à agir collectivement face aux crises.
« Nous devons retrouver ce qu’est la vitalité de notre Organisation », a-t-il déclaré, en défendant un multilatéralisme présenté comme « la défense d’un intérêt commun, d’une justice pour tous ». Le chef de l’État a résumé l’enjeu en opposant deux perspectives : celle d’un « état de nature », marqué par le rapport de force, et celle d’une « société internationale civilisée », reposant sur des règles communes.
Gaza : la France réaffirme son soutien à la solution à deux États
Le président français a également consacré une partie de son intervention à la situation au Proche-Orient. Il a réaffirmé son soutien à la solution à deux États, défendue depuis plusieurs années par la France comme une perspective de règlement du conflit entre Israéliens et Palestiniens.
Emmanuel Macron a jugé inacceptable de « contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous » à Gaza et en Cisjordanie sans agir. « Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? », a-t-il lancé, appelant la communauté internationale à prendre ses responsabilités.
Selon lui, la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël constitue une condition nécessaire à la sécurité durable de la région. Il a présenté cette perspective comme un enjeu non seulement pour les Palestiniens, mais aussi pour « la sécurité d’aujourd’hui et de demain pour Israël et son peuple ».
Cette prise de position s’inscrit dans le cadre plus large de l’appel français à une action internationale face à la crise humanitaire et politique dans les territoires palestiniens. Dans le texte fourni, aucune précision supplémentaire n’est toutefois apportée sur les mesures concrètes proposées par la France au-delà de la défense de la solution à deux États.
Un moratoire proposé dans la guerre en Ukraine
Le conflit en Ukraine a constitué un autre volet important du discours. Emmanuel Macron a soutenu l’idée d’un « double moratoire » portant sur les frappes contre les sites énergétiques et les infrastructures civiles, en Russie comme en Ukraine.
Cette proposition vise, selon les termes rapportés, à limiter les conséquences des attaques sur les populations et sur les équipements essentiels. Le président français a également appelé à un moratoire en mer Noire, qui permettrait de « libérer les céréales » et d’apporter une réponse aux enjeux de sécurité alimentaire auxquels sont confrontés de nombreux pays émergents et en développement.
Le texte d’origine ne précise cependant ni les modalités de ces moratoires, ni les conditions de leur mise en œuvre, ni la réaction des parties concernées. Ces éléments devront donc être vérifiés à partir du discours intégral et de sources diplomatiques indépendantes.
L’IA, nouvel enjeu de souveraineté
Enfin, Emmanuel Macron a appelé les États attachés à leur indépendance à coopérer pour développer une intelligence artificielle qui ne dépende ni des États-Unis ni de la Chine.
Il a proposé la création d’une « coalition des indépendants » réunissant les pays souhaitant éviter de devenir les « vassaux » des deux principales puissances mondiales dans le domaine technologique. Cette coopération reposerait sur la mutualisation des capacités de calcul et des investissements afin de mettre au point un modèle d’intelligence artificielle de pointe accessible au plus grand nombre.
Le président français a ainsi défendu une approche fondée sur le partage et l’« open source », c’est-à-dire la mise à disposition des technologies et de leurs bases de fonctionnement. Son message prolonge son appel général à préserver l’autonomie stratégique des États dans un monde marqué par les rivalités géopolitiques, les conflits armés et la concentration des capacités technologiques.
Fiabilité des sources : l’article d’origine rapporte plusieurs citations attribuées à Emmanuel Macron, mais ne mentionne ni lien vers le discours officiel, ni communiqué de l’Élysée, ni compte rendu de l’ONU. Les informations sont donc plausibles et cohérentes avec la structure annoncée du discours, mais leur exactitude devrait être confirmée à l’aide de la transcription officielle et de sources journalistiques reconnues.