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Abdelmadjid Tebboune réussit à éteindre la contestation pour remporter une nouvelle victoire présidentielle en Algérie.

Une élection présidentielle prévisible en Algérie

En Algérie, environ 24 millions d’électeurs sont appelés à voter le samedi 7 septembre pour une élection présidentielle qui semble manquer d’enjeux significatifs. Le président sortant, Abdelmadjid Tebboune, âgé de 78 ans, est largement considéré comme le favori pour remporter sa propre succession. Avec le soutien de quatre formations politiques majeures, dont le FLN (Front de libération nationale) et le mouvement islamiste El Bina, Tebboune semble être sur la voie d’une réélection sans grande surprise.

Depuis son élection en décembre 2019, Tebboune a dû faire face à des manifestations massives du mouvement prodémocratie Hirak, qui ont conduit au départ de son prédécesseur, Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans au pouvoir. Malgré des gestes d’apaisement comme la libération de détenus politiques, le Hirak a été progressivement réprimé, notamment en raison des restrictions liées à la pandémie de Covid-19, qui ont entraîné un déclin de ce mouvement de contestation.

Des critiques internationales concernant la répression en Algérie

La répression des voix dissidentes en Algérie reste une préoccupation majeure pour de nombreuses organisations internationales des droits de l’homme. Des arrestations arbitraires, des poursuites judiciaires contre des journalistes et des restrictions de la liberté d’expression persistent, malgré les appels à un assouplissement de la répression.

Amnesty International a pointé du doigt le maintien d’une répression sévère des droits humains en Algérie, avec de nouvelles arrestations arbitraires et une tolérance zéro envers les opinions discordantes. De son côté, Human Rights Watch a dénoncé une législation renforçant le contrôle de l’État sur les médias, compromettant ainsi la liberté de la presse dans le pays.

Malgré ces critiques, Abdelmadjid Tebboune s’efforce de renforcer sa popularité en utilisant les réseaux sociaux, notamment TikTok, où il partage des vidéos de lui-même dans des situations décontractées. Sa campagne met l’accent sur la promesse de réformes économiques visant à améliorer le niveau de vie des Algériens et à relancer l’économie du pays.

En face, ses rivaux, Abdelaali Hassani du MSP et Youcef Aouchiche du FFS, mettent en avant des programmes similaires axés sur les questions socio-économiques et les droits civiques. Cependant, leur influence et leur capacité à rivaliser avec Tebboune semblent limitées par les restrictions en amont du scrutin mises en place par les autorités électorales.

Alors que l’issue de l’élection semble prévisible, la participation des électeurs reste une incertitude. Dans un climat de répression et de mécontentement social, de nombreux Algériens aspirent à un changement politique. Cependant, la capacité de la population à influencer le résultat de l’élection face à un pouvoir en place résolu à maintenir son emprise suscite des interrogations quant à l’avenir de la démocratie en Algérie.

La rédaction de Commons

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