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Affaire Gino : la Cour de cassation valide sa remise à l’Allemagne, sur fond de craintes d’un transfert vers la Hongrie

Affaire Gino : la Cour de cassation valide sa remise à l’Allemagne, tandis que ses soutiens redoutent un transfert vers la Hongrie.

La décision de la Cour de cassation met fin au séjour de « Gino » en France

La Cour de cassation a rejeté, mercredi 30 septembre, le pourvoi formé par Rexhino Abazaj, militant antifasciste albanais connu sous le surnom de « Gino ». Cette décision entérine sa remise aux autorités allemandes, après plusieurs mois passés en France sous contrôle judiciaire. Le trentenaire, qui avait trouvé refuge à Paris, redoute désormais d’être transféré vers la Hongrie, où il pourrait être poursuivi pour des violences commises à Budapest en février 2023.

Selon les éléments rapportés dans l’article d’origine, Rexhino Abazaj est soupçonné d’avoir participé à des attaques contre des militants néonazis allemands. Ces derniers auraient été agressés à coups de matraques et de marteaux dans la capitale hongroise. La procédure française ne tranche toutefois pas sa culpabilité sur ces faits : elle porte sur les conditions de sa remise à la justice allemande, dans le cadre d’une demande judiciaire européenne.

En rejetant le pourvoi, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français a suivi l’avis du parquet général. La décision rend donc effective la remise du militant à l’Allemagne. D’après les informations fournies, il encourrait une peine pouvant atteindre dix ans de prison en Allemagne et jusqu’à vingt-quatre ans en Hongrie. Le texte ne précise toutefois ni la qualification pénale exacte retenue dans chacun des deux pays, ni le calendrier d’un éventuel transfert ultérieur vers la Hongrie.

Ses avocats dénoncent une décision « déplorable »

La défense de « Gino » conteste fermement la procédure. Interrogé par l’Agence France-Presse, l’un de ses avocats, Laurent Pasquet-Marinacce, a estimé que la Cour de cassation avait « entériné aveuglément » les exigences allemandes. Il a également jugé leur caractère abusif et reproché à la décision de ne pas avoir suffisamment pris en compte la sécurité personnelle de son client.

Cette déclaration constitue un point de vue directement issu de la défense et doit être distinguée des faits judiciaires établis. L’AFP, citée comme source par l’article d’origine, est une agence de presse reconnue, mais le texte fourni ne permet pas de vérifier de manière indépendante l’ensemble des arguments avancés par les avocats, ni le contenu détaillé de la décision de la Cour de cassation. La prudence s’impose donc concernant les risques encourus par le militant et les intentions supposées des autorités allemandes ou hongroises.

Le député La France insoumise Thomas Portes a lui aussi dénoncé la décision sur le réseau social X. Selon lui, la France se rendrait « complice » d’attaques visant les militants antifascistes et « Gino » devrait bénéficier d’une protection citoyenne. Ces propos relèvent d’une prise de position politique. Ils témoignent du soutien dont bénéficie le militant, mais ne constituent pas une source judiciaire indépendante sur le fond de l’affaire.

Un soutien politique et culturel mobilisé à Paris

Rexhino Abazaj est soutenu par plusieurs responsables politiques de gauche, parmi lesquels Elsa Faucillon, députée communiste, et Sandrine Rousseau, députée écologiste. Des personnalités du monde culturel ont également pris position en sa faveur, notamment Annie Ernaux, prix Nobel de littérature 2022.

Le Comité Solidarité Budapest, qui accompagne le militant, devait organiser mercredi soir un meeting à la Bourse du Travail, à Paris, consacré à la « criminalisation de l’antifascisme ». Le député LFI Éric Coquerel figurait parmi les participants annoncés. Cette mobilisation vise à dénoncer ce que les soutiens de « Gino » considèrent comme une instrumentalisation des procédures judiciaires contre les militants antifascistes.

À ce stade, les éléments disponibles établissent surtout la portée procédurale de la décision française : le rejet du pourvoi ouvre la voie à la remise de l’intéressé à l’Allemagne. En revanche, son éventuel transfert ultérieur vers la Hongrie reste présenté comme une crainte de la défense et de ses soutiens, et non comme une décision confirmée dans le texte d’origine. Cette distinction est essentielle pour rendre compte de l’affaire avec exactitude.

La rédaction de Commons

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