Affaire Jeffrey Epstein en France : une dizaine de nouvelles victimes signalées au parquet de Paris, réexamen des fichiers et expertises informatiques en vue d auditions et d entraide judiciaire internationale
Le parquet de Paris reçoit une dizaine de nouvelles victimes dans l'enquête Epstein. Suivez les expertises informatiques et les demandes d'entraide
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé dimanche 17 mai que « une dizaine » de nouvelles victimes présumées liées à Jeffrey Epstein s’étaient manifestées auprès du parquet de Paris, lors d’interviews accordées à Public Sénat et RTL.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête élargie pour « traite des êtres humains » à la suite de la mise à disposition, par le gouvernement américain selon les éléments cités, de milliers de fichiers provenant de l’entourage et des archives du défunt financier désormais condamné pour crimes sexuels. L’objectif déclaré des magistrats est d’identifier, en France, les personnes qui auraient pu faciliter la commission de ces infractions.
Un recensement en cours, des preuves matérielles réexaminées
La magistrate a indiqué que, parmi l’ensemble des victimes qui se sont manifestées, « une vingtaine » avaient été recensées par les enquêteurs, et qu’environ la moitié d’entre elles étaient de nouveaux signalements pour le parquet. Certaines des autres plaignantes figuraient déjà dans des dossiers concernant des personnalités françaises mises en cause dans des affaires connexes, comme Jean‑Luc Brunel et Gérald Marie, cités dans les déclarations de la procureure.
Laure Beccuau a précisé que « nous entendons ces victimes, un certain nombre d’entre elles sont à l’étranger ». Elle a également évoqué la réouverture et l’analyse d’éléments matériels saisis lors d’investigations antérieures : « Nous avons ressorti l’ordinateur de monsieur Epstein, sa téléphonie, ses carnets d’adresses », a‑t‑elle indiqué, soulignant que ces supports faisaient l’objet de nouvelles expertises. Ces investigations devraient aussi donner lieu à des demandes d’entraide judiciaire internationale, a‑t‑elle ajouté.
Quand les auditions des mis en cause pourront-elles avoir lieu ?
La procureure a expliqué que les auditions des personnes susceptibles d’être mises en cause interviendraient « quand on aura complété notre connaissance » des liens d’Epstein avec d’autres protagonistes et éventuels recruteurs en France. À ce jour, a‑t‑elle insisté, « aucune des personnes susceptibles d’être mises en cause n’a été entendue ». Parmi les noms évoqués dans le communiqué, Daniel Siad est mentionné comme faisant l’objet d’une enquête à Paris, à la suite de plaintes de victimes potentielles ; le rôle exact de cet individu est présenté dans le texte d’origine comme celui d’un homme « et possible recruteur pour Epstein ».
Le déroulé des investigations montre une volonté de reconstituer finement un réseau d’interconnexions : recoupements téléphoniques, exploitation des carnets d’adresses et expertises informatiques figurent au cœur du travail d’enquête. Ce travail vise à établir non seulement l’identité des victimes, mais aussi celle des éventuels facilitateurs et recruteurs qui auraient permis à Epstein d’étendre son champ d’action en France.
La procureure a par ailleurs rappelé que plusieurs des personnes mises en cause dans des affaires connexes ne sont pas des anonymes : certaines procédures avaient déjà visé des personnalités liées au monde du mannequinat et de la mode. L’un des noms cités dans les interventions publiques précédentes reste Jean‑Luc Brunel, un agent de mannequins mis en examen pour viols sur mineurs et décédé par suicide en détention en 2022, et un autre, Gérald Marie, ancien dirigeant d’agence, qui a nié les faits reprochés par l’entremise de son avocate. Ces éléments figurent dans le matériau initial repris par le parquet, selon les déclarations officielles rapportées.
Enfin, la procureure a laissé entendre que la procédure suivra son cours selon les résultats des nouvelles expertises et des échanges internationaux, ce qui suppose que des auditions et des demandes d’entraide soient préparées lorsque les investigations l’auront rendu pertinent.
Relevé · Fiabilité des sources citées
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Le reportage d’origine s’appuie sur des déclarations faites par la procureure de Paris lors d’interviews sur Public Sénat et RTL. Public Sénat et RTL sont des chaînes d’information reconnues en France : leurs retranscriptions d’entretiens officiels constituent des sources primaires fiables pour rendre compte d’annonces émanant d’une autorité judiciaire. La mention d’une « publication par le gouvernement américain de milliers de fichiers » renvoie à une transmission de documents évoquée par les enquêteurs ; il s’agit d’un élément factuel mais la formulation est imprécise quant à l’origine exacte et à la nature juridique de ces fichiers (par exemple, s’il s’agit de documents judiciaires, administratifs ou d’archives). Ce flou doit inciter à la prudence : il conviendrait, pour un traitement approfondi et définitif, de croiser avec les communiqués officiels du parquet de Paris et, le cas échéant, des autorités américaines concernées.
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En résumé, les éléments rapportés — prises de parole de la procureure et réexamen de fichiers et supports matériels — reposent sur des sources publiques et crédibles, mais plusieurs détails opérationnels restent à préciser par les autorités judiciaires elles-mêmes. Toute vérification ou mise à jour future devra s’appuyer prioritairement sur les communiqués officiels du parquet et sur les documents publiés par les juridictions compétentes.
L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.