Attaque à la voiture bélier et à l'arme blanche lors de la Marche des fiertés à Berlin bilan provisoire arrestation et questions sur la gestion judiciaire du suspect radicalisé
Après l’attaque à la voiture bélier à la Pride de Berlin, l’enquête se poursuit et des questions surgissent sur le suivi du suspect.
Une attaque combinant un véhicule lancé contre la foule et l’usage d’une arme blanche a frappé les abords du parc Tiergarten, à Berlin, dans la soirée du samedi 25 juillet. Selon le bilan communiqué par les autorités le lendemain, au moins une personne est décédée et 29 autres ont été blessées au cours de cet incident survenu en marge de la Marche des fiertés de la capitale allemande.
Le déroulé des faits
La journée avait rassemblé des centaines de milliers de participants dans les rues de Berlin, la manifestation se terminant par un concert près de la porte de Brandebourg. Vers 22 heures, les organisateurs ont annoncé l’interruption anticipée du concert en raison d’une « situation difficile », et des consignes d’évacuation ont été diffusées aux personnes présentes, invitant notamment à éviter le parc Tiergarten.
À quelques centaines de mètres du concert, dans Tiergarten près de la Lennéstraße, une camionnette blanche immatriculée à Berlin a percuté plusieurs personnes puis a terminé sa course contre un arbre, fortement endommagée, selon le reportage du quotidien local Tagesspiegel relayé par les médias. Le conducteur a ensuite pris la fuite et, d’après le ministre fédéral de l’Intérieur Alexander Dobrindt, s’est précipité sur d’autres passants en les attaquant avec une arme blanche — décrite comme « vraisemblablement une machette » — blessant plusieurs personnes.
Les secours sur place ont rapidement pris en charge les blessés et une trentaine de témoins choqués, a indiqué Dominik Pretz, porte-parole des pompiers de Berlin. Dans un premier bilan samedi soir, les pompiers faisaient état d’un mort et de 16 blessés, dont trois dans un état grave. Le ministère des Affaires étrangères de Pologne a confirmé que la victime était une ressortissante polonaise.
Le bilan consolidé communiqué le lendemain par les autorités faisait état d’une personne décédée et de 29 blessés. Le chancelier Friedrich Merz a précisé que les trois personnes initialement signalées en état d’urgence absolue ne semblaient plus « en danger de mort ».
L’enquête et l’identification du suspect
Les forces de l’ordre ont annoncé dimanche soir avoir localisé et appréhendé le suspect dans un jardin ouvrier du quartier de Spandau, à l’ouest de Berlin. Selon la police, l’individu se serait précipité en direction des policiers en étant armé d’une arme blanche, ce qui a conduit les membres d’une unité spéciale à faire usage de leurs armes à feu ; malgré l’intervention des secours, l’homme est décédé sur place.
Le ministre de l’Intérieur a identifié le suspect comme étant Abdul Ballout, présenté comme un citoyen allemand d’origine libanaise âgé de 21 ans. Le parquet a indiqué qu’il avait un passé judiciaire lié à des faits de radicalisation : il avait été condamné en mai 2026 pour avoir tenté de rejoindre l’organisation État islamique en Syrie via le Liban, où il avait été arrêté, condamné et renvoyé en Allemagne. La justice allemande avait tenu compte de sa détention provisoire et de sa peine effectuée au Liban, de sorte qu’il n’avait pas été incarcéré à son retour.
Ces éléments ont suscité de vives critiques et des interrogations sur d’éventuels manquements dans le suivi judiciaire et sécuritaire du dossier.
Sur le plan politique, de nombreuses personnalités ont réagi — du maire de Berlin Kai Wegner au chancelier Friedrich Merz, en passant par le président fédéral Frank‑Walter Steinmeier — condamnant l’attaque et exprimant leur soutien aux victimes et à la communauté LGBTQIA+. Des dirigeants étrangers, dont le président français Emmanuel Macron et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ont également adressé leurs condoléances et leur solidarité.
Relevé · Fiabilité des sources citées
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– Les organes de secours et la police (communiqués de la police de Berlin, porte-parole des pompiers) fournissent des informations de première main sur le bilan et le lieu de l’incident ; elles sont essentielles et habituellement fiables pour les faits opérationnels.
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