Conflit au Proche-Orient : Faits marquants du jeudi 28 novembre
Menace de « guerre intensive » suite à la trêve avec le Hezbollah au Liban
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a évoqué jeudi 28 novembre une possible « guerre intensive » en cas de non-respect de la trêve conclue avec le Hezbollah au Liban, qui est déjà sujette à des tensions. Cette déclaration survient après une frappe aérienne de l’armée israélienne contre une installation du Hezbollah, marquant ainsi la première offensive depuis l’entrée en vigueur de la trêve. Des milliers de déplacés se sont hâtés de regagner leurs foyers dans ce contexte délicat.
Selon les informations communiquées par l’armée israélienne, celle-ci a effectué une frappe aérienne sur une installation du Hezbollah située dans le sud du Liban. Cette attaque a été suivie par la mise en place d’un couvre-feu entre 17 heures jeudi et 7 heures vendredi dans la région frontalière avec le nord d’Israël. L’armée a déclaré avoir pris pour cibles des individus ne respectant pas les conditions du cessez-le-feu. En outre, un avion de chasse aurait visé une zone forestière inaccessible aux civils dans la ville de Baïssariyé, d’après le maire local Nazih Eid.
Les autorités israéliennes affirment avoir identifié une installation du Hezbollah servant au stockage de roquettes de moyenne portée dans le sud du Liban. Elles ont assuré avoir neutralisé cette menace par une frappe aérienne, tout en maintenant leurs forces dans la région pour garantir le respect de la trêve. En parallèle, l’armée libanaise a poursuivi son déploiement dans le sud du pays en instaurant des barrages de contrôle, tout en évitant les zones encore occupées par les forces israéliennes.
Retour mouvementé des habitants dans les zones dévastées
Pendant ce temps, les habitants du sud du Liban ont continué à regagner leurs villes et villages ravagés par les récents affrontements. À Tyr, ville dont les sites antiques sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, la destruction des infrastructures essentielles a laissé certains quartiers inhabitables. L’approvisionnement en eau et en électricité est interrompu, et même les générateurs privés ne fonctionnent plus, plongeant la population dans une situation précaire.
Dans la banlieue sud de Beyrouth, un homme nommé Ali Mohammad Abbas est retourné sur la tombe de son frère, située dans un cimetière dévasté par les bombardements israéliens. Il exprime son soulagement face à la trêve enfin instaurée, lui permettant de se recueillir en toute sécurité après des jours marqués par l’insécurité.
Malgré les efforts de reconstruction en cours et le retour progressif des habitants, la situation demeure tendue dans la région. Les événements récents soulignent la fragilité de la trêve entre Israël et le Hezbollah, ainsi que les défis auxquels sont confrontés les civils pris au milieu de cette confrontation géopolitique complexe.