Conflit Israël-Hamas : Retour sur la Journée du 11 Juillet
Négociations au Qatar pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas
Au dixième mois de guerre entre Israël et le Hamas, de nouvelles discussions se sont tenues, jeudi 11 juillet, au Qatar, pays médiateur, pour tenter d’avancer vers un cessez-le-feu et une libération d’otages enlevés lors du mouvement islamiste le 7 octobre. De son côté, le Premier ministre israélien a posé ses conditions pour négocier un accord de trêve.
Environ soixante corps ont été découverts sous les décombres de bâtiments à Choujaïya, un quartier dans l’est de la ville de Gaza, a affirmé jeudi la Défense civile de la bande de Gaza. « 85% des immeubles [du quartier] sont inhabitables », selon cette source. Mercredi soir, l’armée israélienne a annoncé avoir « achevé » son offensive à Choujaïya, théâtre de violents combats depuis le 27 juin. Cette opération a permis de démanteler huit tunnels et de tuer des « dizaines de terroristes ».
Le Premier ministre israélien a exigé le contrôle du « couloir de Philadelphie » et du point de passage de Rafah, fermé depuis l’offensive israélienne en mai. Cette exigence fait partie des « principes » posés par Israël dans le cadre des négociations. Le Hamas demande de son côté l’évacuation de cette zone par l’armée israélienne. Benyamin Nétanyahou a également rappelé d’autres conditions, notamment le droit pour Israël de reprendre le combat jusqu’à ce que ses objectifs soient atteints et la libération d’un nombre maximal d’otages.
L’armée israélienne a reconnu son « échec » lors de l’attaque du Hamas contre le kibboutz Beeri le 7 octobre. Selon un rapport publié jeudi, 101 civils ont été tués, 32 personnes prises en otages dont 11 sont encore retenues. 23 soldats et huit policiers ont été tués. Le rapport souligne un manque de préparation de l’armée à une telle infiltration massive et un manque de coordination entre les troupes sur place.
Condamnation du gouvernement israélien par les chefs de la diplomatie du G7
Les chefs de la diplomatie du G7 ont condamné jeudi l’annonce par le gouvernement israélien de son intention de légaliser cinq avant-postes de colonies et de saisir 1 270 hectares de terres en Cisjordanie occupée. Les avant-postes, des colonies dites « sauvages », sont construits sans autorisation d’Israël, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions visant des extrémistes israéliens accusés d’attiser les violences en Cisjordanie occupée. « Trois personnes et cinq entités israéliennes liées à des actes de violence contre des civils en Cisjordanie » sont visées par ces sanctions, a annoncé le département d’Etat, précisant notamment avoir ciblé l’organisation Lehava.
Ces développements récents soul