Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 767 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

Contestations Électorales au Mozambique : Plus de 30 Morts Confirmés par l'ONG Human Rights Watch

Depuis le début des manifestations dénonçant des fraudes lors des élections du 9 octobre au Mozambique, au moins 30 personnes ont perdu la vie, selon un décompte de l’ONG Human Rights Watch rapporté par l’AFP. Ce chiffre ne prend pas en compte les événements survenus lors de la journée de jeudi, marquée par une grande marche à Maputo qui a été dispersée par les forces de l’ordre et l’armée.

Violences lors des manifestations

L’hôpital central de Maputo a signalé trois décès en lien avec les manifestations de jeudi, sans préciser s’il s’agissait de manifestants ni l’origine des blessures mortelles, selon le porte-parole de l’établissement, Dino Lopes. Le président sortant, Filipe Nyusi, s’est rendu sur place pour apporter son soutien en témoignant sa solidarité envers les blessés, parmi lesquels figurait un agent de police grièvement blessé.

Des milliers de partisans ont répondu à l’appel du principal opposant, Venâncio Mondlane, qui conteste les résultats électoraux au profit du parti au pouvoir. Trois membres du parti Podemos, affilié à Venâncio Mondlane, sont actuellement portés disparus, selon le président de cette formation politique, Albino Forquilha.

Critiques sur la transparence des élections

Le Frelimo, le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Mozambique en 1975, a été crédité de plus de 70% des voix lors du scrutin. Toutefois, l’ONG anticorruption Public Integrity Center (CIP) a déclaré que ces élections étaient les plus frauduleuses depuis 1999. La mission d’observation de l’Union européenne a également souligné des irrégularités avant, pendant et après le vote, mentionnant notamment des altérations injustifiées des résultats.

Après l’assassinat de deux personnalités de l’opposition dans une embuscade en plein centre de la capitale le 19 octobre, Venâncio Mondlane a quitté le pays, affirmant craindre pour sa sécurité. Il a indiqué à l’AFP qu’il se trouvait désormais en dehors du continent africain.

Entre la contestation des résultats électoraux, les violences lors des manifestations et les accusations de fraudes, la situation politique au Mozambique demeure tendue. Il est crucial que les autorités agissent de manière transparente et constructive pour apaiser les tensions et garantir la stabilité et la démocratie dans le pays.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues