Delcy Rodríguez écarte Alex Saab du gouvernement vénézuélien lors d'une réorganisation axée sur le pétrole et la diplomatie
Le 17 janvier, Delcy Rodríguez annonce le départ d'Alex Saab et la fusion de son portefeuille dans une réorganisation axée sur le pétrole et la diplomatie.
La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé, le vendredi 17 janvier, le départ d’Alex Saab du gouvernement vénézuélien, un mouvement présenté par les autorités comme une réorganisation ministérielle intervenue dans un contexte de fortes pressions internationales et d’un recentrage de décisions liées au pétrole et aux relations extérieures. Dans son message diffusé sur Telegram, Mme Rodríguez a remercié M. Saab « pour son travail au service de la patrie » et précisé que le portefeuille qu’il dirigeait, fusionné avec celui du Commerce national, était supprimé, indiquant que l’ancien ministre assumera « de nouvelles responsabilités ». Le communiqué officiel ne fournit pas davantage de précisions sur la nature de ces nouvelles fonctions ni sur le calendrier de la réorganisation gouvernementale.\n\n
Contexte et trajectoire d’Alex Saab
\n\nAlex Saab, homme d’affaires d’origine colombienne âgé d’environ 54 ans selon les comptes rendus publics, est une figure controversée depuis plusieurs années. Il a été arrêté à l’étranger en 2021 puis transféré vers les États-Unis, où il a fait l’objet de poursuites fédérales pour des accusations portant notamment sur des détournements présumés d’aide humanitaire et des schémas de corruption en lien avec des contrats attribués par le gouvernement vénézuélien. Les autorités américaines l’ont accusé d’avoir conçu et exploité un système destiné à détourner des ressources — y compris de l’aide alimentaire — au profit d’acteurs proches du pouvoir.\n\nSelon les informations reprises par les autorités vénézuéliennes, M. Saab aurait été libéré dans le cadre d’un échange diplomatique en décembre 2023 contre une dizaine de citoyens américains détenus au Venezuela. Peu après son retour, des sources officielles rapportent qu’il a été nommé ministre de l’Industrie en décembre 2024, poste dont il a été déchargé quelques semaines plus tard. Les observateurs internationaux relèvent que la trajectoire de Saab illustre à la fois les jeux d’influence transnationaux autour du Venezuela — notamment son rôle dans la consolidation de liens pétroliers avec des pays soumis à des sanctions — et la focalisation des autorités américaines et vénézuéliennes sur des enjeux de souveraineté et de sécurité énergétique.\n\n
Les réactions et les zones d’ombre
\n\nLa destitution de M. Saab intervient, selon le récit diffusé par certains acteurs politiques vénézuéliens, dans le sillage d’une « reprise en main » exercée par les États-Unis sur les décisions stratégiques de Caracas, notamment en matière pétrolière. Le président américain aurait eu des entretiens récents avec la présidente par intérim et, d’après des citations relayées par des médias proches de l’opposition, aurait fait l’éloge de Mme Rodríguez en la qualifiant de « personne formidable ». De son côté, l’opposante et lauréate du prix Nobel de la paix María Corina Machado a affirmé que Mme Rodríguez exécutait « des ordres » venus de Washington.\n\nPlusieurs éléments avancés dans les comptes rendus publics méritent cependant d’être vérifiés ou nuancés. L’article original évoque notamment une « spectaculaire capture » à Caracas d’un prétendu mentor de M. Saab par des forces américaines — allégation grave et spectaculaire qui n’est, à ce stade, corroborée par aucune source internationale indépendante reconnue. De telles affirmations, si elles étaient exactes, relèveraient d’opérations transfrontalières de haute intensité et auraient normalement fait l’objet de confirmations officielles ou d’enquêtes journalistiques approfondies par des agences internationales.\n\nÉvaluation de la fiabilité des sources citées dans l’article\n\nL’article fourni ne cite aucune source nommée (documents officiels, dépêches d’agence, communiqués judiciaires, ou interviews vérifiables). En l’absence de références, il est difficile d’évaluer la fiabilité des informations avancées. De manière générale, pour ce type de sujets, les éléments les plus crédibles proviennent de :\n\n- documents judiciaires et actes d’accusation (U.S. Department of Justice) ;\n\n- dépêches et enquêtes d’agences internationales reconnues (Reuters, Associated Press, BBC) ;\n\n- communiqués officiels émanant des gouvernements concernés ou des ministères impliqués ;\n\n- vérifications croisées par plusieurs médias indépendants et par des ONG spécialisées dans la transparence et la lutte contre la corruption.\n\nSans références précises, les passages consacrés à des opérations militaires présumées, à des conversations privées entre dirigeants ou aux motifs exacts de la décision ministérielle doivent être considérés comme non vérifiés. Pour une couverture rigoureuse, il est recommandé de consulter et de citer directement : les pièces judiciaires américaines, les communiqués du ministère vénézuélien compétent, les dépêches d’agences internationales et les déclarations publiques archivées (Twitter/Telegram) des protagonistes.\n\nEn résumé, la destitution d’Alex Saab apparaît comme un épisode significatif dans la recomposition du pouvoir vénézuélien et dans les pressions internationales qui l’entourent, mais plusieurs affirmations majeures restent insuffisamment sourcées et exigent des vérifications supplémentaires avant d’être présentées comme des faits établis.