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Deux enquêtes judiciaires après perquisition chez l ex compagne de Salah Abdeslam clé USB illégale et projet d attentat

Le Pnat ouvre deux enquêtes après perquisition chez Maëva B. : clé USB présumée illégale et projet d'action violente découvert.

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé, lundi 10 octobre, l’ouverture de deux informations judiciaires distinctes après des éléments découverts au cours d’une perquisition menée au domicile de Maëva B., l’ex-compagne de Salah Abdeslam. L’une de ces procédures vise la remise présumée d’une clé USB illicite à un détenu ; l’autre concerne un « projet d’action violente » repéré sur des supports numériques saisis, que le parquet juge ne pas être en lien direct avec Salah Abdeslam.

Les faits et les procédures engagées

Selon le communiqué du Pnat, la volonté d’éclaircir la circulation d’un support numérique et la découverte d’éléments potentiellement liés à une préparation d’action violente ont conduit les magistrats à ouvrir simultanément deux volets d’enquête. Le premier, lancé dès janvier 2025, porte sur le recel d’un objet illicite remis à un détenu — en l’occurrence une clé USB — et sur les éventuelles complicités liées à cette remise. Le deuxième a été déclenché après l’analyse des données saisies au domicile de Maëva B., où les enquêteurs ont identifié des traces d’un projet d’attentat jugé « sans lien » avec Salah Abdeslam.

Le Pnat indique que Maëva B. « était séparée » d’Abdeslam et n’entretenait plus de relations avec lui depuis avril 2025. À la suite des investigations, une mineure de 17 ans résidant dans l’Hérault et un homme de 20 ans, présenté comme le « nouvel époux religieux » et domicilié en Isère, ont été placés en garde à vue vendredi. Le parquet a ensuite ouvert une information judiciaire et demandé la mise en examen de ces trois personnes pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes, ainsi que leur incarcération.

Pour le volet relatif à la clé USB, le Pnat a requis l’ouverture d’une information judiciaire pour recel d’objet illicite remis à détenu, complicité et association de malfaiteurs délictuelle de droit commun. Maëva B. a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire, et le parquet a annoncé envisager la mise en examen ultérieure de Salah Abdeslam.

Chronologie et éléments procéduraux

Le communiqué précise que les investigations sur la remise de la clé USB ont impliqué des auditions réalisées en Belgique dans le cadre d’une demande d’entraide pénale, lesquelles ont conduit à l’identification de Maëva B., qui bénéficiait à l’époque d’un permis de visite. Dans la continuité des investigations, Salah Abdeslam a été placé en garde à vue à deux reprises, mardi puis vendredi, avant d’être relâché à chaque fois. Maëva B. a, elle, été placée en garde à vue mardi ; sa garde à vue a duré six jours, une durée exceptionnelle permise par le droit lorsqu’il existe un péril imminent d’attentat ou des nécessités liées à la coopération internationale.

Les qualifications retenues par le parquet (terroriste pour l’association de malfaiteurs visant des crimes contre les personnes, et délictuelle pour le volet recel/association de malfaiteurs) traduisent la gravité des faits allégués et ouvrent la voie à des investigations poussées : expertise des supports numériques, auditions complémentaires, demandes d’entraide aux juridictions étrangères et actes d’enquête en milieu carcéral.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. Le texte original se fonde principalement sur le communiqué du Parquet national antiterroriste, source officielle et prioritairement fiable pour ce qui concerne les actes de procédure engagés (ouvertures d’information judiciaire, demandes de mise en examen, placements en garde à vue). En tant qu’organe du ministère public spécialisé dans la lutte contre le terrorisme, le Pnat publie des éléments factuels issus des investigations et des décisions judiciaires ; ces informations sont en général crédibles pour rapporter les mesures prises et les qualifications juridiques retenues.

  2. Cependant, la communication du parquet peut être sélective : elle diffuse les informations utiles à l’instruction et à la sécurité publique tout en préservant le secret de l’enquête et la présomption d’innocence. Certains éléments contextuels — par exemple la nature exacte des contenus découverts sur la clé USB ou sur les autres supports, ainsi que les liens éventuels entre les personnes mises en cause — peuvent rester partiellement non détaillés à ce stade. L’article initial n’apporte pas d’autres sources indépendantes (déclarations de la défense, de la direction de l’administration pénitentiaire, pièces judiciaires consultables), ce qui limite la possibilité de vérification et d’éclairage complémentaire.

  3. En synthèse, les faits procéduraux rapportés sont solidement ancrés dans la source officielle (fiabilité élevée pour la chronologie et les décisions prises). Mais l’absence de sources complémentaires et de documents publics rend incertain tout commentaire approfondi sur les motivations ou l’ampleur réelle du « projet d’action violente ». Il conviendra de suivre la procédure judiciaire (actes d’instruction, audiences et réquisitions) et les éventuelles prises de parole des avocats et autorités pénitentiaires pour obtenir une image plus complète et vérifiable.

  4. Conformément au principe de la présomption d’innocence, les mises en examen et gardes à vue ne valent pas condamnation : elles marquent le point de départ d’une instruction destinée à établir les responsabilités, le cas échéant, à travers des preuves et des confrontations contradictoires.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

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