Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 764 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

En Syrie des milliers d Alaouites manifestent pour la protection et la justice apres l attaque meurtriere d une mosquee

Après l'attaque d'une mosquée, des Alaouites manifestent pour protection et justice. Synthèse des incidents, revendications et sources.

Des milliers de membres de la communauté alaouite ont de nouveau manifesté dimanche 28 décembre dans plusieurs villes de Syrie pour réclamer la fin des violences après une attaque meurtrière dirigée contre une mosquée de cette communauté pendant la prière, selon des reportages et des témoignages recueillis sur place. Le rassemblement le plus important a eu lieu dans le quartier de Wadi al‑Dahab à Homs, où l’attentat aurait fait huit morts vendredi, et des manifestations ont également été rapportées à Lattaquié, bastion traditionnel de la communauté alaouite.

Déroulé des manifestations et incidents

Selon un correspondant de l’AFP présent sur place, les rassemblements ont dégénéré en incidents et des tirs ont été entendus dans plusieurs localités, notamment à Homs et à Lattaquié. Des manifestants ont brandi des slogans exprimant colère et peur ; certains participants ont appelé à des mesures de protection collective et à des changements institutionnels, tandis que d’autres ont dénoncé l’impunité des auteurs de ces attaques.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ONG basée au Royaume‑Uni qui publie régulièrement des bilans d’incidents en Syrie, a fait état de plusieurs blessés lors de ces manifestations. Des habitants cités par les médias ont témoigné de scènes d’émotion et d’incompréhension : « Assad est parti et nous ne soutenons pas Assad… Pourquoi cette tuerie ? » a déclaré Numeir Ramadan, marchand de 48 ans, selon les mêmes sources.

Les autorités locales n’ont pas fourni de communiqué public détaillé permettant de confirmer immédiatement tous les chiffres et éléments rapportés. Sur les réseaux sociaux, des comptes et des vidéos ont circulé, certains affirmant que des militants d’organisations comme Hayat Tahrir al‑Sham (HTS) ou d’autres factions avaient attaqué les cortèges ; ces allégations n’étaient toutefois pas confirmées de manière indépendante au moment des premiers comptes rendus.

Revendications politiques et contexte communautaire

Le président du Conseil islamique alaouite en Syrie et à l’étranger, Ghazal Ghazal, a appelé dans une vidéo publiée samedi à « montrer au monde que la communauté alaouite ne pouvait pas être humiliée ou marginalisée ». Il a déclaré que la communauté ne souhaitait pas « une guerre civile » mais demandait « un fédéralisme politique » et le droit de « décider de son propre destin », selon la transcription de son message.

Le passage de pouvoir à Damas à une coalition dominée par des forces islamistes fin 2024 — fait relevé dans de nombreux comptes rendus régionaux — a accru l’anxiété parmi certains Alaouites, qui se considéraient historiquement liés au régime de Bachar al‑Assad. Ce contexte explique en partie la charge émotionnelle des manifestations : pour beaucoup, les attaques contre des lieux de culte sont perçues comme des menaces directes contre l’existence et la sécurité communautaire.

Une petite formation se présentant comme Saraya Ansar al‑Sunna a revendiqué l’attentat de vendredi via la messagerie Telegram, affirmant vouloir frapper « les infidèles et apostats ». Il s’agit d’un groupe peu connu, et cette revendication n’a pas encore été corroborée par des sources indépendantes.

Relevé · Fiabilité des sources citées

Chaque article de Commons se termine par cet examen. Il porte sur les sources citées dans le texte et vous permet de juger sur pièce.

  1. AFP : L’Agence France‑Presse est une agence de presse internationale reconnue pour ses reportages et dispose de correspondants ou de collaborateurs en zone de conflit. Son compte rendu sur les manifestations repose sur un correspondant présent sur place, ce qui renforce la fiabilité de l’observation directe. Toutefois, dans des contextes instables, les informations de terrain peuvent évoluer et nécessitent des recoupements.

  2. OSDH (Observatoire syrien des droits de l’Homme) : ONG basée au Royaume‑Uni, l’OSDH publie depuis 2011 des bilans quotidiens et s’appuie sur un réseau de sources à l’intérieur de la Syrie. Son travail est souvent cité par les médias internationaux, mais il fait régulièrement l’objet de critiques pour son opacité méthodologique et sa dépendance à des informateurs locaux. Ses chiffres doivent être considérés comme utiles mais perfectibles sans confirmation d’autres sources indépendantes.

  3. Déclarations d’acteurs communautaires (Ghazal Ghazal) : En tant que responsable proclamé d’une instance communautaire, Ghazal Ghazal est une source directe des revendications et ressentis de nombreux Alaouites. Sa posture est toutefois partisane : ses déclarations reflètent les intérêts et les perceptions de la communauté qu’il représente et doivent être lues en ce sens.

  4. Revendiations sur Telegram et publications sur les réseaux sociaux : Les comptes et messages circulant sur Telegram, Twitter ou d’autres plateformes nécessitent une prudence particulière. Des groupes armés recourent fréquemment à ces canaux pour revendiquer des actions ou diffuser de la propagande. Sans vérification indépendante (preuves matérielles, enquêtes judiciaires, confirmations croisées), ces revendications restent à confirmer.

  5. Conclusion

  6. Les manifestations et l’attaque contre une mosquée alaouite ont ravivé des tensions communautaires fortes en Syrie. Les informations initiales proviennent de sources variées — agences de presse, ONG, leaders communautaires et réseaux sociaux — dont la fiabilité varie. Pour une compréhension complète et vérifiée, il faudra des enquêtes complémentaires, des bilans officiels et un recoupement systématique des éléments publiés par ces différents acteurs.

L’évaluation porte sur les sources citées dans le texte, pas sur la véracité des faits rapportés. Là où les autres médias placent une bio d’auteur, Commons place sa méthode.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues