Enquête à Berlin 2016 2022 Un homme de 68 ans mis en cause pour avoir drogué violé et filmé des dizaines de femmes rencontres en ligne 58 victimes présumées et perquisitions abouties
À Berlin, un homme est mis en cause pour viols présumés sous drogue. Le parquet évoque 58 victimes et une enquête toujours en cours.
Le parquet de Berlin a annoncé, le mardi 14 juillet 2026, la mise en accusation d’un homme de 68 ans, électricien de profession et résident de la capitale allemande, soupçonné d’avoir drogué, violé et filmé de nombreuses femmes. Selon les éléments diffusés par la justice et relayés par la presse allemande, les faits s’étendraient de 2016 à 2022 et ont été révélés au fil d’une enquête qui a culminé par l’arrestation du suspect le 3 mars 2026.
Des investigations nées d’un signalement hors de Berlin
L’enquête prendra racine bien loin de la capitale. D’après le récit public de l’enquête, la police de Verden an der Aller, en Basse-Saxe, avait ouvert des investigations depuis début 2025 concernant un homme soupçonné d’agressions similaires ; ce suspect est depuis décédé. L’analyse de son téléphone a fait apparaître des échanges avec le Berlinois mis en cause, ce qui a conduit les enquêteurs à approfondir les liens et à engager des poursuites contre ce dernier.
Le 21 mars 2025, une perquisition a visé le domicile du sexagénaire afin de rechercher du matériel pornographique. À l’époque, faute d’éléments permettant d’établir des infractions plus graves, la saisie s’est limitée à du matériel informatique. Une analyse approfondie des disques durs réalisée en février 2026 a ensuite permis de retrouver de nombreuses vidéos montrant des agressions sexuelles que les enquêteurs estiment « vraisemblablement » commises par l’électricien. L’homme a été placé en détention provisoire depuis son arrestation le 3 mars 2026.
Bilan des plaintes et état de l’instruction
Le parquet fait état d’un total de 58 victimes présumées. Parmi elles, 14 femmes n’avaient aucun souvenir des agressions et n’ont appris les faits qu’en étant informées, dans le cadre de l’enquête, de l’existence de vidéos les montrant. Dix victimes supplémentaires apparaissent sur les supports saisis mais n’ont pas encore été identifiées. Pour 30 autres femmes, l’enquête est en cours et vise à établir les circonstances et la responsabilité éventuelle de l’accusé.
Le parquet a aussi mentionné des allégations se rapportant à la période 2010-2014 : 36 suspicions de viol relevant de cette période ont été classées en raison de la prescription applicable selon la juridiction allemande actuelle. Sur la base des éléments rassemblés, le parquet a requis la condamnation de l’accusé et le maintien de sa détention provisoire, précisant qu’à ce stade « aucun élément ne permet » de retenir une responsabilité pénale atténuée ou inexistante. Le suspect n’a pour l’heure pas réagi publiquement aux accusations.
Les faits qui sont reprochés — emploi d’alcool et de somnifères pour neutraliser les victimes, enregistrement et conservation de vidéos à leur insu — s’inscrivent dans une catégorie d’infractions particulièrement graves, mêlant viol, atteintes à l’intégrité physique et violation du droit à l’image. L’enquête judiciaire suit son cours afin de préciser l’étendue des délits et d’identifier toutes les personnes concernées.
Sur le plan procédural, plusieurs étapes restent à accomplir : confrontation des éléments vidéo avec les témoignages et expertises, identification des personnes figurant sur les enregistrements, vérification des liens entre les différents suspects évoqués par les échanges retrouvés et appréciation par la justice de la recevabilité et de la qualification pénale des faits selon le droit allemand.
Le dossier a été largement relayé par la presse locale allemande, notamment le Berliner Zeitung et Der Tagesspiegel, qui ont servi de sources aux informations communiquées dans le communiqué du parquet de Berlin. Ces médias ont publié des comptes rendus fondés sur les éléments officiels transmis par le parquet et la police.
Évaluation de la fiabilité des sources : les informations reprises ici proviennent principalement du parquet de Berlin (communiqué officiel) et de deux quotidiens berlinois cités dans le dossier. Le Berliner Zeitung et Der Tagesspiegel sont des sources journalistiques établies en Allemagne ; leurs articles relatent des communiqués judiciaires et des faits d’enquête. Le communiqué du parquet reste la source la plus fiable pour les éléments juridiques et chiffrés fournis. Les médias locaux complètent et contextualisent l’affaire, mais n’apportent pas d’éléments probants supplémentaires indépendants de l’enquête publique. En conséquence, les informations présentées dans cet article reposent sur des éléments officiels et des comptes rendus de presse reconnus ; aucune information nouvelle ou non documentée n’a été ajoutée.
Les investigations se poursuivent et l’instruction devra permettre d’établir, devant un tribunal, la matérialité des faits et la responsabilité pénale éventuelle de l’accusé. Compte tenu de la gravité des accusations et du grand nombre de victimes présumées déclaré par le parquet, la procédure judiciaire est appelée à rester suivie et sensible pour les personnes concernées et pour l’opinion publique.