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Ethiopie l Union europeenne appelle a une desescalade alors que les combats reprennent au Tigré et qu une alliance armée défie Addis Abeba

Éthiopie : l’alliance armée et la reprise des combats au Tigré menacent la paix. Découvrez les réactions de l’Union européenne.

L’Union européenne a appelé, mercredi 23 septembre, à une « désescalade immédiate » en Éthiopie, alors que les combats ont repris dans le nord du pays. Les Vingt-Sept se sont dits très préoccupés par les conséquences de cette nouvelle flambée de violence pour les populations civiles, dans un contexte marqué par une dégradation rapide de la situation sécuritaire.

Selon le texte cité dans l’article d’origine, Anouar El Anouni, présenté comme porte-parole du service diplomatique de l’Union européenne, a rappelé que « le respect du droit humanitaire international est impératif et non négociable ». Cette position s’inscrit dans la ligne habituelle de l’UE, qui appelle les parties à protéger les civils, à faciliter l’accès humanitaire et à éviter toute nouvelle escalade.

Le fragile accord de Pretoria à nouveau menacé

La crise actuelle ravive le souvenir de la guerre du Tigré, qui a opposé pendant deux ans le gouvernement fédéral éthiopien aux forces liées au Front de libération du peuple du Tigré, le TPLF. Le conflit, particulièrement meurtrier et destructeur, avait pris fin en novembre 2022 avec la signature d’un accord de cessation des hostilités à Pretoria, en Afrique du Sud.

Cet accord avait permis une accalmie relative, sans régler l’ensemble des différends politiques, territoriaux et sécuritaires entre Addis-Abeba et les autorités du Tigré. Les tensions se sont de nouveau intensifiées au cours des derniers mois. En mai 2025, le Conseil électoral national éthiopien a retiré au TPLF son statut de parti politique, après une crise interne et un différend autour de la direction de l’organisation. Le gouvernement fédéral accuse par ailleurs les autorités tigréennes de gouverner la région de manière illégitime.

La présence de forces armées des deux côtés de la frontière administrative du Tigré a fait craindre une reprise ouverte des hostilités. Des affrontements avaient déjà été signalés au début de l’année 2026. Depuis le début du mois d’août, les forces tigréennes affirment également avoir été visées à plusieurs reprises par des drones éthiopiens, une information difficile à vérifier de manière indépendante.

Une nouvelle alliance contre le gouvernement fédéral

La situation s’est encore tendue dimanche 20 septembre, lorsque sept groupes d’opposition et mouvements armés ont annoncé la création d’une alliance destinée à contester le pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed. La coalition réunit notamment le TPLF, les milices amhara Fano et l’Armée de libération oromo, ainsi que quatre autres organisations actives dans différentes régions du pays.

Dans leur déclaration commune, ces groupes affirment vouloir renverser le gouvernement fédéral et mettre en place une transition politique inclusive. Leur rapprochement constitue un développement important, car plusieurs de ces organisations ont été rivales ou se sont affrontées par le passé. Leur capacité à coordonner durablement leurs opérations et à poursuivre un objectif politique commun reste donc incertaine.

Les autorités éthiopiennes ont dénoncé cette alliance, tandis que plusieurs observateurs soulignent les limites de sa cohésion. L’annonce n’en traduit pas moins l’ampleur des tensions qui traversent le pays, déjà confronté à des violences persistantes en Amhara et en Oromia.

Des combats signalés dans le Tigré et l’Afar

Mercredi, les forces liées aux autorités rebelles du Tigré ont annoncé avoir pris le contrôle d’aéroports de la région. Des affrontements ont également été signalés dans l’Afar, territoire voisin du Tigré. La compagnie Ethiopian Airlines a suspendu ses vols vers plusieurs aéroports tigréens, signe des perturbations provoquées par la reprise des combats.

Le bilan humain et l’ampleur exacte des opérations demeurent difficiles à établir. L’accès limité aux zones concernées, les restrictions imposées aux médias et les déclarations contradictoires des protagonistes compliquent la vérification indépendante des informations. Le risque principal concerne les populations civiles, déjà durement éprouvées par la guerre de 2020-2022 et par les difficultés d’accès à l’aide humanitaire.

Fiabilité des sources : les informations relatives à l’alliance des sept groupes et à la reprise des combats sont étayées par des dépêches de l’Associated Press, de Reuters et d’Euronews, qui restent des sources solides mais signalent elles-mêmes les difficultés de vérification sur le terrain. L’analyse de l’International Crisis Group apporte un éclairage spécialisé sur les tensions entre Addis-Abeba, le Tigré et l’Érythrée. En revanche, la déclaration attribuée au porte-parole de l’UE n’est pas accompagnée, dans l’article d’origine, d’un lien vers un communiqué officiel : cette attribution doit donc être confirmée auprès du Service européen pour l’action extérieure.

La rédaction de Commons

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