Frappe israélienne sur une école de Gaza : 18 morts dont des collaborateurs de l'ONU
Une frappe aérienne israélienne touche une école de Gaza abritant des déplacés
La Défense civile de Gaza a rapporté le mercredi 11 septembre que 18 personnes, dont des collaborateurs de l’ONU, ont été tuées lors d’une frappe aérienne israélienne sur une école de Nuseirat, transformée en abri pour les déplacés. L’armée israélienne a affirmé avoir visé des « terroristes » du Hamas. Le bilan s’élève à 18 morts, incluant deux membres de l’Unrwa, tandis qu’au moins 18 personnes ont été blessées dans cette attaque tragique.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a confirmé le décès de collaborateurs de l’Unrwa sur le site, indiquant le nombre de six morts. Il a condamné fermement ces événements, soulignant que « ce qui se passe à Gaza est totalement inacceptable » et que ces actions violentes constituent des violations graves du droit humanitaire international.
Une déclaration de l’Unrwa a spécifié qu’il s’agissait du plus grand nombre de morts parmi leurs collaborateurs en une seule fois. L’organisation a précisé que l’école ciblée abritait environ 5 000 personnes déplacées au moment de l’attaque, réaffirmant ainsi l’urgence de mettre fin aux hostilités pour protéger les civils innocents se trouvant dans des situations vulnérables.
Des justifications divergentes entre l’armée israélienne et le Hamas
L’armée israélienne a soutenu que la frappe aérienne était une opération ciblée contre des terroristes opérant à l’intérieur d’un centre de commandement du Hamas situé dans l’école Al-Jouni. Cependant, les représentants du Hamas dans la bande de Gaza ont nié ces allégations, affirmant que l’établissement scolaire était utilisé comme abri pour les déplacés et non comme un centre de commandement.
Au cours des derniers mois, plusieurs écoles de la bande de Gaza ont été la cible de frappes de l’armée israélienne, celle-ci les accusant de servir de sites stratégiques au Hamas. Cette situation a exacerbé la crise humanitaire déjà précaire dans la région, où des dizaines de milliers de personnes déplacées se réfugient dans des écoles surpeuplées en quête de sécurité et d’abri.
Il est impératif que des enquêtes impartiales soient menées pour déterminer les circonstances exactes de cette attaque et que les responsabilités soient clairement établies afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines parmi les civils et les travailleurs humanitaires. La communauté internationale doit redoubler d’efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable et garantir la protection des populations civiles prises au piège de ce conflit dévastateur.