Guerre à Gaza : la situation humanitaire se détériore, l'appel urgent de l'ONU à l'aide internationale
Bethléem se prépare à un Noël sombre, marqué par la guerre dans la bande de Gaza. L’armée israélienne intensifie ses opérations au 79e jour d’un conflit qui a déplacé 85% de la population et qui laisse les civils au bord de la famine selon l’ONU. Les bombardements se poursuivent sans répit, avec l’armée israélienne qui contrôle « presque totalement » le nord de la Bande de Gaza, selon le général Toledano. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé que son pays payait « un très lourd tribut à la guerre » avec la mort de 15 soldats depuis vendredi. Le bilan de l’armée israélienne depuis le début de l’offensive terrestre le 27 octobre est de 154 soldats tués. Dans la bande de Gaza, la plupart des hôpitaux sont hors service et l’ensemble de la population risque de subir un niveau élevé d’insécurité alimentaire, allant jusqu’à la famine, selon l’ONU. L’OMS dénonce un système de santé « décimé » dans la bande de Gaza. Malgré une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU réclamant l’aide humanitaire, celle-ci n’a pas augmenté de manière significative. Des Palestiniens libérés par l’armée israélienne ont déclaré avoir été torturés en détention, ce que l’armée dément. Enfin, le pape François a exprimé sa solidarité avec Bethléem lors de la messe de Noël, en affirmant que « le prince de la paix est encore rejeté par la logique perdante de la guerre ». Environ 6 500 fidèles ont assisté à la messe présidée par le pape et des centaines d’autres l’ont suivie sur des écrans géants.