Guerre entre Israël et le Hamas : Journée sanglante à Gaza, l'ONU appelle à l'action internationale
Mercredi 6 décembre marquait le 61e jour de la guerre entre le Hamas et l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Ce jour-là, les combats se sont intensifiés dans le sud de la bande de Gaza, spécifiquement dans la grande ville de Khan Younès. Les habitants, ainsi que les déplacés palestiniens, ont vécu une journée d’horreur, cherchant désespérément un abri face aux bombardements meurtriers. Au même moment, des appels internationaux ont été lancés pour exhorter à la protection des civils, notamment par l’ONU et le G7.
L’armée israélienne a encerclé la grande ville de Khan Younès et a mené des opérations ciblées, en plus des bombardements aériens. Elle prétendait viser des combattants et des hauts responsables du Hamas, ainsi que des stocks d’armes, d’explosifs et des tunnels. À la tombée de la nuit, d’épais nuages de fumée noire et des flammes ont continué de s’élever de Gaza. Pendant la journée, des traînées laissées par des roquettes tirées depuis le territoire palestinien ont parsemé le ciel.
De plus, les forces israéliennes ont tué trois Palestiniens, dont un adolescent, lors d’opérations en Cisjordanie occupée, où les violences ont également augmenté depuis le début de la guerre à Gaza, selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.
Sur le plan international, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a envoyé une lettre sans précédent au Conseil de sécurité, mettant en garde contre un « effondrement total de l’ordre public » à Gaza en raison des conditions désespérées. Il a invoqué l’article 99 de la Charte des Nations unies, lui permettant d’attirer l’attention du Conseil sur une situation qui pourrait mettre en danger la paix et la sécurité internationales. Quelques heures plus tard, le ministre israélien des Affaires étrangères a qualifié le mandat du secrétaire général de « danger pour la paix mondiale ».
Parallèlement, les défenses aériennes israéliennes ont intercepté un missile tiré par les rebelles Houthis du Yémen en mer Rouge. Ces derniers ont revendiqué le tir d’une « salve de missiles balistiques ». de leur côté, l’armée israélienne a affirmé avoir riposté par des frappes aériennes et d’artillerie, visant un centre de commandement et un site militaire du Hezbollah libanais.
En réponse à la situation en cours, les dirigeants des pays du G7, réunis en visioconférence, ont appelé à une action « plus urgente » pour faire face à la crise humanitaire à Gaza et ont exprimé leur soutien à de nouvelles pauses. Ils ont également réaffirmé leur engagement en faveur d’une solution à deux États permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre dans une paix juste, durable et sûre.
En parallèle de ces événements, la municipalité israélienne de Jérusalem a donné son accord final à la construction de nouveaux logements pour colons à Jérusalem-Est, selon l’ONG israélienne La Paix Maintenant. Ce projet, comprenant 1 738 unités d’habitation, est considéré comme très problématique pour la continuité d’un État palestinien entre le sud de la Cisjordanie et Jérusalem-Est.
Il est essentiel de noter que, en tant que lecteurs, nous devons être critiques quant à la fiabilité des sources citées dans cet article. Il est recommandé de consulter plusieurs sources d’informations pour obtenir une vision plus nuancée de la situation.