Guerre entre Israël et le Hamas : l'ONU exige une aide humanitaire à grande échelle à Gaza
Les négociations autour d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’aide humanitaire à Gaza ont finalement abouti à New York, après plusieurs reports. Adoptée le vendredi 22 décembre, la résolution exige une aide humanitaire « à grande échelle » pour la bande de Gaza. Sur le plan militaire, Israël a annoncé le décès de deux soldats dans les combats à Gaza. Voici les principaux éléments à retenir de cette nouvelle journée de conflit et de ses conséquences mondiales, deux mois et demi après l’attaque meurtrière du Hamas.
Après plusieurs jours de négociations acharnées, le Conseil de sécurité de l’ONU a finalement exigé l’acheminement « immédiat, sûr et sans entrave » de l’aide humanitaire à Gaza, et ce « à grande échelle ». La résolution, adoptée par 13 voix pour, aucune contre et deux abstentions (Etats-Unis et Russie), ne demande pas un cessez-le-feu immédiat, ce que les Américains ne souhaitaient pas, mais demande de « créer les conditions d’une cessation durable des hostilités ». La fiabilité de cette source est élevée, étant donné qu’il s’agit d’une résolution officielle de l’ONU.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré que le « vrai problème » pour l’acheminement de l’aide était la façon dont Israël menait son offensive, créant ainsi des obstacles massifs à la distribution. Cette déclaration est basée sur les informations fournies par l’ONU et la situation sur le terrain.
Israël a annoncé que, conformément au droit international, il continuerait à agir militairement, mais examinerait toute assistance humanitaire à Gaza pour des raisons de sécurité. Cette déclaration provient du ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen. On peut estimer sa fiabilité comme moyenne, étant donné qu’il s’agit d’une déclaration officielle d’un représentant du gouvernement israélien.
Le Hamas a qualifié la résolution de « insuffisante » et a déclaré qu’elle ne répondait pas à la situation catastrophique causée par les actions militaires d’Israël. Cette déclaration est issue du communiqué officiel du Hamas. La fiabilité de cette source peut être sujette à débat, étant donné les positions politiques divergentes concernant le Hamas.
L’armée israélienne a annoncé la mort de deux soldats dans les combats à Gaza, portant le bilan des militaires tués à 139 depuis le début de l’offensive terrestre le 27 octobre. De plus, un otage israélo-américain de 73 ans, enlevé le 7 octobre, est décédé et sa dépouille se trouve toujours à Gaza. L’armée a également signalé la mort d’un soldat à la frontière israélo-libanaise, lors d’affrontements réguliers entre le Hezbollah libanais, allié du Hamas, et Israël. Ces informations proviennent de l’armée israélienne et peuvent être considérées comme fiables.
Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 410 personnes ont été tuées ces dernières 48 heures à Gaza, dont 16 le vendredi, dans des frappes israéliennes visant une maison dans le nord de Gaza et une voiture à Rafah, dans le sud du territoire. Ces chiffres proviennent des autorités de santé du Hamas et peuvent être sujets à vérification.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné que la combinaison de la famine et des maladies pourrait entraîner davantage de décès à Gaza. L’OMS est une source fiable en matière de santé et peut être considérée comme une source crédible.
Plus de 20 pays ont rejoint la coalition menée par les Etats-Unis visant à protéger le trafic maritime en mer Rouge contre les attaques des rebelles houthis du Yémen, agissant en solidarité avec les Palestiniens. Les informations sur cette coalition proviennent de sources officielles et peuvent être considérées comme fiables.