Aller au contenu
Dernière publication
Archive
23 767 articles · 12 rubriques

Le média d'information nouvelle génération

International

Kenya : Au moins 13 personnes tuées mardi, selon une association de médecins

Violences meurtrières lors de manifestations au Kenya

Lourd bilan, encore provisoire, suite aux manifestations qui se sont déroulées récemment au Kenya. Le président de la principale association professionnelle des médecins du pays a déclaré que le nombre de victimes s’élevait à au moins 13 personnes, lors d’une journée de manifestations qui a dégénéré en violence. Simon Kigondu a souligné que la violence observée cette fois-ci était sans précédent, dépassant de loin ce qui avait été vécu lors des violences post-électorales de 2007.

Au lendemain des événements, le pays est sous le choc après avoir assisté à des scènes de chaos, notamment avec l’assaut du Parlement kenyan par des manifestants, une première depuis l’indépendance du pays en 1963. Des témoins ont rapporté des violences inouïes, avec des pertes humaines et des blessés parmi des personnes non armées. Le nombre initial de victimes avait été établi à cinq morts et 31 blessés, mais ce bilan pourrait évoluer au fur et à mesure que les autorités recueillent davantage d’informations.

Les rassemblements, principalement composés de jeunes, avaient débuté de manière pacifique la semaine précédente, avec des milliers de manifestants exprimant leur mécontentement à Nairobi et dans d’autres villes du pays contre les nouvelles taxes envisagées dans le budget en discussion pour les années à venir. Cependant, la situation a dégénéré lors de la troisième manifestation en huit jours, avec une montée soudaine de la tension en après-midi dans la capitale kenyanne.

Réactions des autorités et de la société civile

Des organisations non-gouvernementales, dont la branche kényane d’Amnesty International, ont dénoncé l’usage de balles réelles par la police pour disperser la foule, ayant mené à des intrusions violentes dans le Parlement et des actes de vandalisme. Face à ces violences, le gouvernement a pris la décision de déployer l’armée afin de soutenir les forces de l’ordre et de faire face à ce qu’il qualifie d' »urgence sécuritaire » résultant des destructions et intrusions dans des infrastructures vitales.

Le président Ruto s’est exprimé en condamnant fermement les actes de violence, promettant une répression sévère contre ceux qu’il qualifie de « criminels se faisant passer pour des manifestants pacifiques ». Il a souligné l’importance de préserver la sécurité du peuple, de ses représentants élus et des institutions de l’État. Dans le même temps, des voix au sein de la société civile appellent à des manifestations pacifiques comme moyen de pression sur les autorités, soulignant que le pouvoir souverain appartient au peuple kenyan.

Les événements récents au Kenya illustrent le climat de tensions politiques et sociales qui prévaut dans le pays, marqué par des contestations populaires contre des mesures gouvernementales jugées injustes. Le bilan humain des dernières manifestations interpelle sur la nécessité d’un dialogue inclusif et pacifique pour résoudre les différends et éviter de nouvelles escalades de violence préjudiciables à l’ensemble de la société.

La rédaction de Commons

Partager

Votre assistant

Le titre et le lien de l’article partent dans l’adresse du moteur, et sont copiés dans votre presse-papiers. Ouverture dans un nouvel onglet.

À lire aussi

Même rubrique, dates absolues