La guerre en Syrie s'intensifie : de violentes frappes touchent des combattants pro-Iran et le Hezbollah. Les tensions montent entre Israël et l'Iran.
Dix-neuf combattants affiliés à l’Iran ont été tués en Syrie lors de neuf frappes qui ont eu lieu le samedi 30 décembre. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ces bombardements ont visé des positions militaires à Boukamal et ses environs, près de la frontière entre l’Irak et la Syrie. L’OSDH a initialement suggéré que les frappes pourraient avoir été menées par les États-Unis, mais le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a ensuite déclaré à l’AFP qu’ils étaient « probablement israéliens ».
Il convient de noter que l’OSDH, bien que basé au Royaume-Uni, est connu pour son vaste réseau de sources en Syrie et dispose d’une expertise reconnue dans la collecte d’informations à partir de ces sources. Cependant, il est important de garder à l’esprit que des vérifications supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la fiabilité des informations fournies par cette organisation.
Ces frappes interviennent dans le contexte des tensions croissantes entre Israël, l’Iran et ses alliés dans la région. L’Iran soutient des groupes armés qui sont accusés par les États-Unis d’être responsables des attaques contre leurs forces dans la région du Proche-Orient. Cela se produit également alors que la guerre se poursuit entre Israël et le Hamas à Gaza, avec le mouvement islamiste palestinien bénéficiant du soutien de l' »axe de la résistance », dont Téhéran fait partie.
Plus tard dans la journée, l’OSDH a également signalé que des missiles israéliens avaient frappé des entrepôts et des bases de groupes pro-Iran dans le nord de la Syrie, une zone proche de l’aéroport d’Alep. Trois combattants ont été tués et plusieurs autres blessés, selon l’ONG.
En outre, l’OSDH a rapporté que deux combattants d’un groupe affilié au Hezbollah, soutenu par Téhéran, ont été tués lors de bombardements terrestres israéliens dans la province de Qouneitra. Le Hezbollah a signalé que quatre de ses combattants avaient été tués « sur la route de Jérusalem », un terme utilisé par le groupe pour désigner ses membres tombés depuis le 7 octobre.
Il est important de noter que l’implication d’Israël dans ces frappes n’a pas été officiellement confirmée et que les informations sur les événements en Syrie peuvent être difficiles à vérifier de manière indépendante en raison des restrictions d’accès et des conditions de sécurité dans le pays en guerre. Par conséquent, il est nécessaire d’exercer la prudence lors de l’évaluation de la fiabilité des sources citées par l’article.