Lafarge en Syrie : Jugement imminent pour "financement du terrorisme".
Nouvelle étape judiciaire dans l’affaire Lafarge
Trois juges d’instruction ont ordonné, mercredi 16 octobre, que Lafarge, désormais filiale du groupe suisse Holcim, et huit personnes, dont quatre anciens responsables, soient jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour financement d’entreprises terroristes et non-respect de sanctions financières internationales. Le procès est prévu du 4 novembre au 9 décembre 2025, selon le calendrier prévisionnel établi. Ces individus sont accusés d’avoir payé des groupes terroristes pour maintenir l’activité d’une cimenterie en Syrie jusqu’en 2014, en pleine guerre civile.
Les mis en cause comprennent des membres de la chaîne opérationnelle ou de la chaîne de sûreté, deux intermédiaires syriens, ainsi que le directeur général de Lafarge SA de l’époque, Bruno Lafont. Ils et le cimentier « ont, dans une logique de recherche de profits pour l’entité économique qu’ils servaient, ou, pour certains, de profit personnel direct, organisé, validé, facilité ou mis en œuvre une politique supposant de faire parvenir un financement aux organisations terroristes implantées autour de la cimenterie » de Jabaliya, en Syrie, a révélé l’ordonnance de renvoi consultée par l’AFP.
Lafarge est soupçonné d’avoir versé en 2013 et 2014, par le biais de sa filiale syrienne Lafarge Cement Syria (LCS), 5 millions d’euros à des groupes jihadistes, incluant l’organisation Etat islamique (EI), ainsi qu’à des intermédiaires, pour maintenir l’activité de cette cimenterie, alors que le pays était plongé dans la guerre civile.
Une affaire aux répercussions internationales
L’affaire Lafarge a eu des répercussions au-delà des frontières françaises, attirant l’attention des autorités internationales. Le groupe multinational suisse Holcim, qui a acquis Lafarge en 2015, a dû faire face à des conséquences et des enquêtes multiples liées à cette affaire. Les accusations de financement d’entreprises terroristes et de non-respect de sanctions financières internationales ont ébranlé la réputation de l’entreprise et soulevé des questions sur sa responsabilité sociale et éthique.
Les poursuites judiciaires contre Lafarge et ses anciens dirigeants soulignent l’importance de la conformité aux réglementations internationales, en particulier dans des contextes sensibles comme les zones de conflit. Le fait que des entreprises puissent être impliquées dans des activités illégales ou contraires à l’éthique pour préserver leurs intérêts financiers met en lumière la nécessité d’une surveillance rigoureuse et de mécanismes de contrôle efficaces pour prévenir de telles situations à l’avenir.
En ce qui concerne la fiabilité des sources citées dans cet article, l’information provient principalement de l’Agence France-Presse (AFP), une agence de presse internationale reconnue pour son professionnalisme et son engagement envers la précision et l’objectivité dans la diffusion de l’information. Les dé