L'Afrique du Sud accuse Israël de génocide devant la Cour de l'ONU : une affaire historique met en lumière les violations de la Convention des Nations unies
Dans une affaire historique devant la Cour internationale de justice (CIJ), l’Afrique du Sud a accusé Israël de violer la Convention des Nations unies sur le génocide. Pretoria a saisi en urgence la CIJ pour demander à Tel-Aviv de « suspendre immédiatement ses opérations militaires » dans la bande de Gaza. Les attaques du Hamas le 7 octobre ont causé environ 1 140 morts en Israël. En représailles, Israël a lancé une opération militaire dans laquelle près de 23 500 personnes ont été tuées, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du gouvernement gazaoui dirigé par le Hamas.
Le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola, a déclaré devant la CIJ que « aucune attaque armée sur le territoire d’un État, aussi grave soit-elle, ne peut justifier une violation de la Convention ». Il a ajouté que la réponse d’Israël à l’attaque du 7 octobre avait franchi cette ligne et avait donné lieu à des violations de la Convention sur le génocide.
Israël a qualifié cette affaire d' »absurde » et a accusé l’Afrique du Sud d’être « le bras juridique du Hamas ». Ronald Lamola a répondu en affirmant que cette déclaration était sans fondement et que l’Afrique du Sud agissait au nom des Palestiniens qui sont tués à Gaza.
Selon Pretoria, Israël rompt ses engagements pris en vertu de la Convention des Nations unies sur le génocide, signée en 1948 à la suite de l’Holocauste. L’avocate de l’Afrique du Sud, Adila Hassim, a soutenu que la campagne de bombardements menée par Israël vise à « la destruction de la vie des Palestiniens » et les pousse « au bord de la famine ».
En tant que cosignataire de la Convention des Nations unies sur le génocide, l’Afrique du Sud a le droit de poursuivre Israël devant la CIJ. La défense israélienne doit être présentée devant la juridiction vendredi.
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