L'ONU vote en faveur de l'adhésion des Palestiniens.
Une victoire symbolique pour les Palestiniens à l’ONU
Un vote historique s’est tenu à l’Assemblée générale de l’ONU le vendredi 10 mai, consacrant une large majorité en faveur de l’adhésion pleine et entière des Palestiniens à l’organisation internationale, une adhésion jusqu’ici bloquée par les États-Unis. L’ambassadeur palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, a qualifié ce vote de « historique ». Cette décision a été saluée par le Hamas comme une « réaffirmation de la solidarité internationale avec [leur] peuple ». En revanche, Israël a vivement réagi, dénonçant un message de légitimation de la violence. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israël Katz, a exprimé sa consternation face à cette résolution.
France voted in the General Assembly for the resolution enhancing the status of the Observer State of Palestine.It is time to work towards a two-state solution. France is engaged in this way at the UNSC. pic.twitter.com/lmEMrXv951
L’ambassadeur français Nicolas de Rivière s’est exprimé en faveur de cette résolution, soulignant l’importance de travailler vers une solution à deux États. La France, par ce vote, a affirmé son soutien à cette démarche en faveur de la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État membre de l’ONU. Cette évolution s’inscrit dans une volonté de résolution du conflit israélo-palestinien et de promotion de la paix dans la région.
Les enjeux et les implications de ce vote à l’ONU
Face à l’escalade de la violence à Gaza et dans un contexte de tensions croissantes au Proche-Orient, les Palestiniens ont relancé leur demande d’adhésion en tant qu’État membre à part entière des Nations unies. Depuis 2012, ils détiennent le statut d’État non membre observateur à l’ONU. La résolution adoptée par une majorité de 143 voix pour, 9 voix contre et 25 abstentions, octroie aux Palestiniens certains droits et privilèges supplémentaires à partir de la 79e session de l’Assemblée en septembre.
Pour concrétiser cette adhésion, une recommandation positive du Conseil de sécurité est nécessaire avant un vote de l’Assemblée générale. Cependant, les États-Unis ont opposé leur veto le 18 avril dernier, bloquant ainsi la démarche palestinienne. Malgré l’impossibilité pour l’Assemblée générale de contourner le Conseil de sécurité, les Palestiniens ont attiré l’attention sur le fait qu’ils auraient la majorité des deux tiers sans le veto américain, démontrant ainsi leur potentiel pouvoir d’influence au sein de l’ONU.
La résolution, portée par les Émirats arabes unis, ouvre la voie à une plus grande participation des Palestiniens aux instances de l’ONU. Ils pourront notamment soumettre directement des propositions et des amendements, sièger parmi les États membres par ordre alphabétique, entre autres avantages symboliques et pratiques qui renforcent leur légitimité sur la scène intern