L'opération Prosperity Guardian : les pays européens hésitent à rejoindre la coalition américaine contre les Houthis en mer Rouge
L’opération Prosperity Guardian, créée sous la direction des États-Unis pour lutter contre les houthis en mer Rouge, gagne en intensité. Le commandement militaire américain au Moyen-Orient a annoncé mardi 26 décembre avoir abattu 12 drones d’attaque, trois missiles balistiques anti-navires et deux missiles de croisière lancés par les rebelles yéménites. Ces attaques répétées contre des navires dans cette région, qui est un carrefour du transport maritime, suscitent des inquiétudes parmi les puissances européennes. Emmanuel Macron a déclaré que « la menace des houthis pour la liberté de navigation est intolérable » et a salué le « rôle essentiel » de la marine française pour contrer cette menace. Cependant, plusieurs pays européens cités par le secrétaire d’État à la Défense américain, Lloyd Austin, ont annoncé qu’ils prenaient leurs distances avec cette initiative. Il en résulte des engagements dispersés de la part des Européens dans la région, ceux-ci étant réticents à l’idée de rejoindre une mission dirigée par les États-Unis. La France a notamment rappelé que ses navires resteraient sous commandement français et a exprimé la possibilité de collaborer avec Washington. L’Italie a également confirmé l’envoi d’un navire militaire en mer Rouge, mais uniquement pour répondre à une demande des armateurs italiens. Le gouvernement espagnol n’a pas été consulté sur cette opération et a déclaré qu’il ne participerait pas unilatéralement à cette mission, mais resterait ouvert à la création d’une mission de l’Union européenne pour prévenir les attaques des houthis.