L'UE envisage des mesures contre Téhéran suite à l'exécution d'un dissident irano-allemand
Iranien naturalisé Allemand Jamshid Sharmahd exécuté : réactions de l’Union européenne
Iranien naturalisé Allemand, Jamshid Sharmahd a été exécuté par le régime iranien. Au lendemain de la mort de ce dissident, emprisonné en Iran depuis 2020 et condamné en 2023 pour « terrorisme », l’Union européenne envisage des « mesures en réponse » contre Téhéran, a annoncé mardi 29 octobre le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.
Selon des sources fiables, Jamshid Sharmahd avait été condamné à mort en février 2023 par un tribunal de Téhéran pour « corruption sur terre », pour son implication présumée dans un attentat contre une mosquée à Chiraz (sud), qui avait fait 14 morts et quelque 300 blessés en avril 2008. L’Iran avait annoncé en août 2020 l’arrestation du dissident qui résidait alors aux Etats-Unis, lors d’une « opération complexe », sans préciser ni où ni comment ni quand il a été arrêté. Selon sa famille, il a été enlevé par les services de sécurité iraniens alors qu’il était en transit à Dubaï, aux Emirats arabes unis, et ramené de force en Iran.
De nombreux responsables européens ont condamné fermement cette exécution. Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré sur X que « l’exécution de Jamshid Sharmahd par le régime iranien est un scandale que je condamne avec la plus grande fermeté ». Il a souligné que « Sharmahd n’a pas eu la possibilité de se défendre contre les accusations portées contre lui lors du procès ». En réaction à cette exécution, l’Allemagne avait jugé la sentence « absolument inacceptable » et avait expulsé en représailles deux diplomates iraniens en poste à Berlin. En réponse, l’Iran avait également expulsé deux diplomates allemands à Téhéran.
Appel à l’action suite à l’exécution de Jamshid Sharmahd
Sur X, la fille du dissident, Gazelle Sharmahd, a exprimé son attente de parler aux gouvernements allemand et américain. Si ces gouvernements « ont des preuves » de l’exécution de son père, elle demande que son corps soit remis à sa famille et qu’une « punition sévère » soit mise en œuvre contre « les assassins du régime islamique ».
L’Union européenne a également réagi à cette affaire. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a annoncé que des « mesures en réponse » sont envisagées contre Téhéran suite à cette exécution. La Commission européenne a également exprimé sa préoccupation face à cette issue tragique et a souligné la nécessité de défendre les droits de l’homme et la dignité humaine en toutes circonstances.
Il est crucial que la communauté internationale continue de surveiller de près la situation des droits de l’homme en Iran et prenne des mesures adéquates pour garantir que de telles exécutions ne se reproduisent pas à l’avenir. La collaboration entre les pays et les organisations internationales