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Manifestations étudiantes au Bangladesh : Appel à la désobéissance civile pour la démission de la Première ministre

Manifestations étudiantes au Bangladesh : Appel à la désobéissance civile

Le leader des manifestations étudiantes au Bangladesh a lancé un appel à un vaste mouvement de désobéissance civile pour obtenir la démission de la Première ministre Sheikh Hasina. Les manifestations, qui ont débuté il y a plus d’un mois, ont déjà causé la mort de plus de 200 personnes, selon des données policières et hospitalières locales relayées par l’AFP.

La coalition *Students Against Discrimination* (Étudiants contre la discrimination), dirigée par Nahid Islam, est à l’origine de ces manifestations qui ont débuté en protestation contre des quotas d’emploi dans la fonction publique. Face à la proposition de dialogue de la Première ministre, l’organisation a rejeté l’offre et appelé à une désobéissance civile généralisée dès le lendemain.

Cet appel à la désobéissance civile comprend le non-paiement des impôts et des factures de services publics, des grèves des fonctionnaires, ainsi que l’arrêt des transactions financières internationales via les banques. Les travailleurs des usines de confection, secteur vital de l’économie bangladaise, sont également incités à se mettre en grève.

Les revendications des manifestants vont au-delà de la démission de la Première ministre. Nahid Islam a affirmé que Sheikh Hasina devrait comparaître devant un tribunal pour des accusations de meurtres, de pillages et de corruption. Ces demandes ont été portées devant des milliers de manifestants réunis au centre de Dacca.

Crise sociale devenue crise politique

Ce mouvement social, initialement pacifique, a pris une tournure politique depuis mi-juillet, lorsque la répression a entraîné les premiers décès. Les manifestants ont alors réclamé le départ de Sheikh Hasina, au pouvoir depuis 2009 et réélue en janvier dans un scrutin sans véritable opposition.

Les affrontements qui ont suivi font partie des plus meurtriers depuis l’accession de la Première ministre au pouvoir. Pour restaurer l’ordre, le gouvernement a déployé l’armée, restreint l’accès à internet et instauré un couvre-feu. Des organisations de défense des droits de l’homme accusent le gouvernement d’utilisation abusive des institutions étatiques pour consolider son autorité et réprimer toute dissension, même au moyen d’exécutions extrajudiciaires.

Les autorités, de leur côté, ont incriminé les partis d’opposition en les accusant de détourner les manifestations pour semer le trouble dans le pays. Cette escalade de tensions soulève des inquiétudes quant à l’avenir politique et social du Bangladesh, confronté à une crise profonde et à une polarisation croissante entre les différentes factions de la société.

Cet article vise à informer le public de manière claire et impartiale sur l’évolution des manifestations étudiantes au Bangladesh et sur les enjeux politiques et sociaux qui en découlent.

La rédaction de Commons

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