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Menace de guerre hybride russe en France le gouvernement renforce la protection des infrastructures critiques

Guerre hybride russe : la France renforce la sécurité de ses infrastructures critiques face aux cyberattaques et aux risques de sabotage.

Le gouvernement alerte sur une menace hybride jugée documentée

La menace de « guerre hybride » attribuée à la Russie est « réelle » et « documentée », a affirmé Laurent Nuñez lundi 21 septembre sur BFMTV et RMC. Le ministre de l’Intérieur réagissait à l’annonce d’Emmanuel Macron, qui a demandé au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures critiques françaises.

« Non, ce n’est pas de la com’ », a martelé Laurent Nuñez, en réponse aux interrogations sur la portée de cette alerte. Selon lui, la nature des menaces visant l’Europe évolue et impose de renforcer la protection des sites stratégiques. Le ministre a estimé qu’il serait « irresponsable de minimiser » le risque représenté par les opérations hybrides attribuées à Moscou.

Cette expression recouvre des actions qui peuvent se situer sous le seuil d’un conflit militaire ouvert : cyberattaques, opérations de déstabilisation, actes de sabotage, campagnes d’influence ou encore recours à des drones. Dans son intervention, Laurent Nuñez a toutefois distingué la réalité générale de la menace et la situation observée jusqu’à présent sur le territoire français.

Vendredi, à l’issue d’une réunion organisée à l’Élysée avec les chefs de parti et les candidats à l’élection présidentielle de 2027, Emmanuel Macron avait prévenu que « la nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe change ». Le chef de l’État avait alors annoncé la préparation d’un dispositif destiné à protéger les infrastructures critiques, notamment contre les attaques de drones et les attaques informatiques.

Un dispositif centré sur les sites sensibles et la défense

Le plan annoncé doit également concerner les sites les plus sensibles de la base industrielle et technologique de défense. Cette priorité s’explique, selon Laurent Nuñez, par le rôle de ces installations dans le soutien apporté à l’Ukraine. « La guerre hybride et notamment celle qui est menée par la Russie vise à s’attaquer à nos réseaux d’infrastructures, à notre base industrielle de défense », a-t-il déclaré.

Le ministre a expliqué que le dispositif reposera d’abord sur une cartographie des sites à protéger. Des mesures de sécurité pourront ensuite être mises en œuvre directement par les opérateurs concernés. Laurent Nuñez a évoqué la multiplication des rondes et des patrouilles assurées par les forces de sécurité intérieure, ainsi que l’instauration de contacts plus étroits entre les services de renseignement et les gestionnaires d’infrastructures.

À ce stade, la France n’a constaté ni survol de drones au-dessus de son territoire ni « sabotage majeur », a assuré le ministre. Elle a en revanche été visée par des cyberattaques, sans que leur nature ou leur ampleur soient détaillées dans l’intervention rapportée. Laurent Nuñez a également cité plusieurs faits survenus dans d’autres pays européens, dont une tentative d’attaque impliquant un drone chargé d’explosifs à l’aéroport allemand de Leipzig en août, ainsi que des survols de drones signalés près de plusieurs aéroports européens ces derniers mois.

La prudence maintenue autour du déraillement en Normandie

Interrogé sur l’hypothèse d’une implication russe dans le déraillement d’un TER en Normandie, le 11 septembre, Laurent Nuñez n’a pas écarté cette piste. Le ministre a rappelé que l’enquête était toujours en cours et que le procureur communiquerait « le moment venu ».

D’après les éléments mentionnés dans l’article, l’incident aurait vraisemblablement été provoqué par la présence d’un rail sur la voie. Aucune conclusion définitive n’est toutefois présentée concernant une éventuelle intervention extérieure. Cette réserve est importante : l’absence d’exclusion d’une hypothèse ne constitue pas, en elle-même, un élément établissant la responsabilité d’un acteur étranger.

Des sources à distinguer des faits établis

Les informations rapportées reposent principalement sur les déclarations publiques de Laurent Nuñez, recueillies par BFMTV et RMC, ainsi que sur les propos attribués à Emmanuel Macron après la réunion de l’Élysée. Ces médias constituent des sources journalistiques identifiables et pertinentes pour rendre compte des déclarations politiques, mais ils ne suffisent pas à eux seuls à démontrer la réalité opérationnelle de chaque menace évoquée.

La fiabilité des éléments dépend donc de leur nature. Les annonces présidentielles et les propos du ministre sont directement attribuables à leurs auteurs. En revanche, les références aux cyberattaques, aux survols de drones et à la tentative d’attaque en Allemagne mériteraient d’être étayées par des rapports officiels, des éléments judiciaires ou des communications des autorités des pays concernés. L’enquête sur le déraillement normand étant toujours en cours, toute conclusion sur son éventuel caractère hybride doit, à ce stade, rester présentée avec prudence.

La rédaction de Commons

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