Nahid Taghavi, militante germano-iranienne, libérée après quatre ans de détention en Iran
La militante des droits des femmes Nahid Taghavi libérée après des années de détention en Iran
La militante germano-iranienne Nahid Taghavi, connue pour son engagement en faveur des droits des femmes, a été libérée et rapatriée en Allemagne après avoir été emprisonnée à Téhéran depuis plus de quatre ans. Sa libération a été confirmée par sa fille et Amnesty International, le 13 janvier dernier. Taghavi, âgée de 70 ans, avait été condamnée à plus de dix ans de prison en août 2021 pour des accusations d’appartenance à un groupe illégal et de propagande contre le régime.
Cette libération fait suite à une détérioration significative de sa santé alors qu’elle était détenue dans la redoutée prison d’Evin à Téhéran, réputée pour ses conditions de détention inhumaines. Amnesty International a souligné que Nahid Taghavi avait subi plus de 1500 jours de détention arbitraire avant d’être finalement libérée et ramenée en sécurité en Allemagne.
Une photo publiée sur le compte de sa fille, Mariam Claren, les montre réunies à l’aéroport, marquant ainsi un moment très attendu de retrouvailles émouvantes. La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a qualifié cet événement de « grand moment de joie ».
Les conditions de détention critiques de Nahid Taghavi en Iran
Entre son arrestation et son jugement, Nahid Taghavi a été soumise à des conditions de détention extrêmement difficiles. Elle a passé plus de sept mois en isolement, dormant par terre sans lit ni oreiller, surveillée 24 heures sur 24. De plus, elle était autorisée à sortir seulement 30 minutes par jour à l’air frais, les yeux bandés.
Des défenseurs des droits humains et des pays européens dénoncent régulièrement les pratiques du régime iranien, accusés de détenir de nombreux étrangers sous des prétextes douteux, dans le but de les utiliser comme monnaie d’échange pour obtenir des concessions politiques de la part de l’Occident. Cette stratégie de prise d’otages est fortement critiquée et a suscité l’indignation de nombreuses organisations internationales.
Parmi les voix s’élevant contre ces pratiques, Olivier Grondeau, un Français actuellement détenu en Iran à la prison d’Evin, a déclaré être victime d’un « chantage politique ». Condamné à cinq ans de prison pour des accusations d' »espionnage et complot contre la République islamique », Grondeau clame son innocence et demande que sa situation soit examinée de manière équitable.
La libération de Nahid Taghavi est un soulagement pour sa famille, ses proches et l’ensemble des défenseurs des droits humains qui se mobilisent pour la fin des détentions arbitraires et des violations des libertés fondamentales en Iran. Ce cas met en lumière la nécessité de poursuivre la lutte pour la libération de tous ceux qui sont injustement privés de liberté et de faire pression sur les autorités iraniennes pour qu’elles respectent les droits humains de tous leurs citoyens et de tous les prisonniers, qu’ils soient nationaux ou é