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Naufrage de migrants au large de Djibouti : 139 morts et 84 disparus après le chavirement d’un bateau surchargé vers le Yémen

Naufrage de migrants à Djibouti : découvrez le bilan provisoire, les recherches en cours et les circonstances du drame sur la route du Yémen.

Au moins 139 migrants sont morts et 84 sont portés disparus après le naufrage d’une embarcation qui faisait route vers le Yémen depuis Djibouti. Ce bilan, annoncé dimanche 11 octobre 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), demeure provisoire. Le bateau transportait 305 personnes et a chaviré près de Guhere, au nord de la ville portuaire d’Obock, dans la nuit du 8 au 9 octobre, selon les témoignages de survivants recueillis par l’agence des Nations unies.

Plus de 80 personnes ont survécu, toutes de nationalité éthiopienne selon l’OIM. Les passagers étaient majoritairement originaires d’Éthiopie. L’organisation présente cette catastrophe comme l’un des naufrages les plus meurtriers de ces dernières années au large de Djibouti, sur une route empruntée pour rejoindre la péninsule arabique, puis les pays du Golfe.

Une embarcation surchargée, un chavirement près du rivage

Les premiers récits mettent en cause la surcharge du bateau. Alexandre Coissac, chef de mission de l’OIM à Djibouti, a expliqué à l’AFP que l’embarcation était trop petite pour accueillir autant de passagers. D’après les éléments rapportés dans l’article d’origine, elle s’est renversée à quelques dizaines de mètres seulement de la côte djiboutienne. Cette proximité avec le rivage n’a pas empêché un bilan humain particulièrement lourd.

Des rescapés ont raconté au responsable que le bateau avait commencé à basculer vers l’arrière dès leur montée à bord. Ces témoignages décrivent une situation dangereuse dès l’embarquement. Ils constituent toutefois des récits recueillis après le drame, et non les conclusions d’une enquête technique établissant l’ensemble des causes du naufrage. La surcharge apparaît donc comme un élément central dans les premières explications fournies par l’OIM.

Les recherches se poursuivent, les rescapés sont pris en charge

Les autorités djiboutiennes poursuivent les recherches tandis que l’OIM organise l’assistance aux survivants. L’article d’origine indique que 64 rescapés sont accueillis dans son centre d’aide aux migrants d’Obock. L’organisation leur fournit des soins de santé, un hébergement temporaire et une aide alimentaire. Ce nombre correspond aux personnes prises en charge dans le centre, et ne doit pas être confondu avec le total des survivants annoncé par l’agence.

La distinction entre morts confirmés et personnes disparues reste également essentielle. Les 84 disparus ne peuvent pas être présentés comme des décès établis. Tant que les recherches se poursuivent, le bilan doit être accompagné de sa date et conservé sous sa forme provisoire. L’OIM avertit que le nombre de victimes pourrait encore augmenter.

Le Yémen, une étape vers les pays du Golfe

Malgré la reprise des combats au Yémen début septembre, entre les rebelles houthis et les forces pro-gouvernementales, les départs se poursuivent. Selon les chiffres de l’OIM cités par l’AFP, plus de 20 000 arrivées en provenance d’Éthiopie ont été recensées à Djibouti depuis le 10 septembre. Le territoire djiboutien sert de point de passage avant une tentative de traversée vers les côtes yéménites.

L’objectif reste d’atteindre les pays du Golfe, a expliqué Alexandre Coissac. Environ 150 personnes présentes sur le bateau avaient déjà été refoulées du Yémen et tentaient une nouvelle traversée. Ce parcours montre que l’échec d’un premier passage ne met pas nécessairement fin au projet migratoire. Le responsable de l’OIM souligne la recherche de meilleures perspectives économiques, dans un contexte marqué aussi par la reprise des violences en Éthiopie.

Des sources pertinentes, mais des informations à distinguer

L’OIM constitue une source de première main pertinente pour l’assistance aux rescapés et les informations recueillies sur place. L’AFP, citée dans le texte initial, apporte des déclarations attribuées à un responsable identifié. Le bilan principal est également repris par Reuters et Associated Press. Ce recoupement renforce sa crédibilité, sans constituer plusieurs comptages indépendants : ces agences s’appuient elles aussi sur l’OIM.

Une prudence particulière s’impose enfin sur les raisons du départ. Le contexte de guerre et les aspirations économiques sont rapportés, mais les informations disponibles ne permettent pas d’attribuer une motivation identique à chaque passager. Présenter tous les occupants comme fuyant exclusivement les combats serait donc trop catégorique. Les témoignages individuels, les observations humanitaires et les bilans chiffrés doivent rester clairement distingués.

La rédaction de Commons

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