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Nobel de la paix Narges Mohammadi lance un appel à l'ONU depuis sa prison en Iran

La militante Narges Mohammadi réclame une pression internationale contre l’Iran

La lauréate du prix Nobel de la paix iranienne, Narges Mohammadi, incarcérée depuis 2021 à Téhéran, a lancé un appel pressant pour une action internationale coordonnée contre l’Iran. Lors des débats du Conseil des droits de l’homme à Genève, elle a exprimé son inquiétude face au durcissement de la répression en Iran, en particulier à l’égard des mouvements en faveur des droits des femmes. Sa déclaration, lue par l’ONG Ensemble contre la peine de mort, met en lumière l’urgence d’une réponse internationale face à la situation alarmante dans le pays.

Narges Mohammadi, militante de longue date contre le port obligatoire du voile pour les femmes et la peine de mort, a été emprisonnée à plusieurs reprises au cours des 25 dernières années pour son engagement. Son état de santé précaire, marqué par des problèmes cardiaques et pulmonaires graves, souligne l’urgence de sa libération pour des raisons humanitaires. Le rapporteur sur l’Iran, Javaid Rehman, a mis en avant les risques sérieux qui pèsent sur la santé de la militante, renforçant l’appel à agir en sa faveur.

Appel à la prolongation des mandats des experts de l’ONU sur l’Iran

En soutien à Narges Mohammadi, de nombreux pays et organisations internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont appelé à la reconduction des mandats de la mission d’enquête de l’ONU sur l’Iran et du rapporteur spécial. Ces experts ont été empêchés de se rendre en Iran, mais leur travail demeure essentiel pour documenter les atteintes aux droits de l’homme dans le pays. Alors que les mandats de ces instances arrivent à échéance en avril, des efforts, notamment de la part de l’Allemagne, sont envisagés pour les prolonger.

Le rapport récemment publié par la mission d’enquête, condamné vivement par Téhéran, met en lumière la répression des manifestations postérieures à la mort de Jina Mahsa Amini en 2022, ainsi que la discrimination persistante à l’encontre des femmes et des filles en Iran. Les conclusions de ce rapport pointent du doigt des violations graves des droits de l’homme, allant jusqu’à évoquer des « crimes contre l’humanité » commis dans le pays.

Sara Hossain, présidente de la mission d’enquête, a dénoncé les tentatives des autorités iraniennes visant à réduire au silence les victimes et à entraver la quête de justice. Les statistiques alarmantes évoquées par le rapporteur, avec une augmentation de 43% du nombre d’exécutions en 2023, soulignent l’urgence d’une action internationale pour mettre fin aux violations des droits fondamentaux en Iran.

La rédaction de Commons

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