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Nouveau massacre à Gaza : des dizaines de morts dans un camp de réfugiés bombardé par Israël

Une nouvelle attaque sanglante a eu lieu à Gaza le dimanche 24 décembre. Selon le Hamas, un bombardement attribué à l’armée israélienne a fait au moins 70 morts dans le camp de réfugiés d’al-Maghazi au centre de la bande de Gaza. Cependant, le bilan de cette frappe n’a pas pu être vérifié indépendamment. Franceinfo explore les circonstances de cette frappe meurtrière alors que l’armée israélienne continue d’examiner ses opérations du 24 décembre et que les blessés affluent dans les hôpitaux de la région.

Le bilan de cette attaque est considéré comme l’un des plus élevés depuis le début des opérations militaires de l’armée israélienne à Gaza en réponse aux attaques terroristes et aux enlèvements perpétrés en Israël le 7 octobre par des groupes islamistes. Le gouvernement local évoque un total de 70 morts, dont douze femmes et sept enfants, mais ces chiffres n’ont pas pu être confirmés de manière indépendante par l’AFP ou franceinfo. Selon Ashraf al-Qidra, porte-parole du ministère de la Santé à Gaza, « ce qui se passe au camp d’al-Maghazi est un massacre commis sur une place résidentielle bondée ».

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent des familles se recueillir à l’hôpital central al-Aqsa devant des dizaines de sacs mortuaires. Ces images, relayées par des photographes travaillant avec l’agence de presse turque Anadolu, n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante. D’autres frappes attribuées à l’armée israélienne ont également été signalées à Gaza, notamment autour de la petite ville d’al-Zawaida et à Khan Younès, faisant un total de 30 morts selon le ministère de la Santé du Hamas.

Le camp d’al-Maghazi avait déjà été touché par des bombardements meurtriers le 4 novembre, causant la mort d’environ 40 personnes selon le Hamas. Le 11 décembre, de nouvelles détonations avaient frappé le camp, faisant 22 morts d’après l’organisation islamiste. L’UNRWA rappelle que le camp d’al-Maghazi est l’un des plus petits sites d’accueil de déplacés à Gaza, où plus de 33 000 personnes vivaient avant le conflit entre Israël et le Hamas. Les conditions de vie dans ce camp sont difficiles, avec des espaces de vie et de loisirs limités. De nombreux résidents ont dû ajouter des étages à leurs abris pour accueillir leurs familles.

L’armée israélienne n’a pas confirmé ni démenti être à l’origine des bombardements sur le camp d’al-Maghazi. Elle a déclaré que l’incident était en cours d’examen et a assuré prendre des mesures pour minimiser les dommages causés aux civils, affirmant son engagement à respecter le droit international.

La situation à Gaza continue de se détériorer chaque jour. Le vendredi 22 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution visant à améliorer significativement l’aide humanitaire pour les deux millions de civils piégés dans la bande de terre. Cependant, un cessez-le-feu semble encore lointain alors que 129 otages seraient toujours aux mains du Hamas à Gaza et que le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré dimanche qu’il « n’avait pas d’autre choix que de continuer à combattre ». Il a également promis « une intensification » des opérations contre le Hamas après s’être rendu à Gaza.

La rédaction de Commons

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