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Nucléaire iranien : Mohammad Eslami empêché de participer à la conférence annuelle de l’AIEA à Vienne sous pression américaine

Nucléaire iranien : Mohammad Eslami n’a pas pu rejoindre l’AIEA à Vienne. Téhéran dénonce une décision prise sous pression américaine.

Une absence imposée à la conférence annuelle de l’AIEA

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, n’a pas pu participer à la conférence générale annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), organisée à Vienne, en Autriche. Selon les autorités autrichiennes, son entrée sur le territoire n’a pas été autorisée en raison d’une interdiction de voyager décidée par les Nations unies.

Cette décision, que Téhéran attribue à la pression des États-Unis, constitue un précédent pour le responsable iranien. C’est en effet la première fois, d’après les informations rapportées dans l’article, que Mohammad Eslami est empêché d’accéder au siège de l’AIEA, l’organisation onusienne chargée notamment du suivi des activités nucléaires civiles et du respect des engagements internationaux dans ce domaine.

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a confirmé le refus d’accorder une dérogation à Mohammad Eslami. « Nous ne voulons pas que des individus sanctionnés contournent leurs sanctions », a-t-il déclaré à la presse le lundi 14 septembre. Il a ajouté que le responsable iranien avait demandé une exemption, mais que celle-ci avait été refusée.

Vienne invoque ses obligations internationales

Le ministère autrichien des Affaires étrangères a expliqué à l’Agence France-Presse que Mohammad Eslami était visé par une interdiction de voyager prononcée par les Nations unies. Les autorités autrichiennes ont indiqué avoir sollicité une dérogation auprès du comité compétent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Cette demande n’aurait toutefois pas abouti, faute de consensus entre les membres du comité. Dans ces conditions, l’Autriche a estimé qu’elle ne pouvait pas autoriser l’entrée du responsable iranien sur son territoire, compte tenu de ses « engagements internationaux ». Le ministère n’a pas précisé dans le détail quels États s’étaient opposés à la dérogation.

Cette justification est contestée par Téhéran. Selon la télévision d’État iranienne, Mohammad Eslami et les membres de sa délégation avaient embarqué samedi à bord d’un vol régulier à destination de Vienne. Ils auraient cependant été empêchés de poursuivre leur déplacement en raison d’« obstructions des États-Unis ». Le responsable iranien serait alors retourné à Téhéran le même jour.

La colère de Téhéran

En réaction, l’Iran a convoqué le chargé d’affaires autrichien afin de protester contre cette décision. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a dénoncé le refus de délivrer des visas à la délégation iranienne, le qualifiant de « totalement injustifié ».

« Il est évident pour nous que cet incident s’est produit sous la pression américaine, mais cela n’exonère pas le gouvernement autrichien de toute responsabilité », a-t-il déclaré. L’Iran estime donc que Washington est à l’origine de la décision, tout en considérant que Vienne demeure responsable de son application.

Behrouz Kamalvandi, adjoint aux affaires juridiques internationales de l’OIEA, a également condamné ce qu’il a décrit auprès de l’AFP comme un « acte malveillant de l’administration américaine ». Les autorités iraniennes redoutent que cette affaire ne crée un précédent susceptible d’affecter la participation d’autres responsables sanctionnés à des réunions internationales.

Des sources à distinguer avec prudence

Les informations disponibles reposent principalement sur des déclarations officielles et des sources médiatiques. Les explications du ministère autrichien des Affaires étrangères et les propos attribués à Chris Wright constituent les éléments les plus solides concernant le cadre juridique de la décision, puisqu’ils proviennent directement des autorités chargées, respectivement, de l’accès au territoire autrichien et de la position américaine.

Les déclarations iraniennes, relayées par la télévision d’État, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et un responsable de l’OIEA, permettent de comprendre la réaction de Téhéran. Elles doivent toutefois être présentées comme la version iranienne des faits, notamment sur le rôle exact joué par les États-Unis dans le blocage du déplacement.

L’AFP apparaît comme la source journalistique centrale de l’article, car elle cite les autorités autrichiennes ainsi que plusieurs responsables impliqués. En revanche, le texte ne fournit ni document officiel des Nations unies, ni décision détaillée du comité compétent du Conseil de sécurité. La responsabilité précise de chaque acteur et les conditions concrètes du refus restent donc à établir au-delà des déclarations rapportées.

La rédaction de Commons

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