Opération militaire en préparation à Haïti pour sécuriser le pays.
L’armée américaine en Haïti pour aider à stabiliser le pays en crise
L’armée américaine a récemment annoncé le déploiement en Haïti d’éléments précurseurs en vue d’envoyer une force de sécurité multinationale dirigée par le Kenya pour faire face à la violence des gangs et à la crise humanitaire qui sévissent dans le pays. Selon le Commandement sud de l’armée américaine, des vols d’avions militaires ont été coordonnés pour transporter du personnel civil sous contrat, du matériel et des fournitures à l’aéroport international Toussaint-Louverture de Port-au-Prince. Ces éléments travailleront en collaboration avec les responsables locaux pour assurer la sécurité des équipements et des fournitures.
Cette mission, menée en coordination avec les autorités haïtiennes, vise à maintenir l’aéroport ouvert et à assurer la continuité des opérations. Ces premiers préparatifs anticipent l’arrivée imminente d’une force multinationale de sécurité dirigée par le Kenya. Ce déploiement avait été temporairement suspendu en attendant la mise en place d’un conseil de transition, qui a récemment pris ses fonctions. Il est prévu qu’un contingent initial de 200 policiers kenyans arrive en Haïti le 23 mai pour renforcer les efforts de stabilisation dans le pays.
Les États-Unis soutiennent financièrement la force de sécurité sans y participer directement
Le département d’État américain a exprimé son soutien financier et logistique à la force de sécurité internationale, mais sans prévoir d’y contribuer avec des troupes ou des agents de police américains. Interrogé sur le calendrier du déploiement de la force multinationale, le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a déclaré que les détails opérationnels ne peuvent être divulgués pour des raisons de sécurité, mais que les États-Unis s’efforcent d’accélérer le processus.
Haïti est confronté depuis de nombreuses années à une instabilité politique et sécuritaire endémique. Les récentes attaques menées par des gangs, en particulier depuis fin février, ont exacerbé la situation en ciblant des sites stratégiques dans la capitale. Ces violences ont conduit à la démission officielle du Premier ministre Ariel Henry et à la mise en place d’un conseil de transition chargé de restaurer l’ordre public dans le pays.
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